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Nestlé mise sur l’impression 3D pour ses pièces détachées

pièces détachées imprimées en 3D

Face aux enjeux environnementaux croissants et aux tensions douanières, sans oublier les risques de rupture d’approvisionnement, l’impression 3D apparaît plus que jamais comme un levier stratégique pour répondre à ces défis.

Très loin encore d’avoir révélé son plein potentiel dans ce domaine, notamment en raison de la difficulté à identifier les pièces réellement pertinentes et compatibles avec ses procédés, la fabrication additive peine à s’imposer dans la production de pièces détachées. Pourtant, en témoignent mes dernières interviews dédiées à la maintenance, elle commence à gagner les pratiques des entreprises.

Fait intéressant, il y a quelques jours, c’est Nestlé, le géant suisse de l’agroalimentaire, qui a communiqué sur l’intégration et l’optimisation de l’impression 3D sur ses sites de production britanniques pour des pièces détachées.

Au cours de l’année écoulée, le leader mondial de l’alimentation explique avoir mis en place un processus standardisé pour l’impression 3D. Une équipe de trois experts a utilisé des imprimantes 3D pour imprimer des composants de remplacement et des pièces détachées pour ses usines au Royaume-Uni. Les composants sont fabriqués à York, puis transportés en interne vers les sites, notamment ceux de Tutbury, Halifax et York.

« Nestlé s’est fixé pour objectif de produire plus de 5 % de ses stocks de sites grâce à la technologie d’impression 3D »

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La société a pu ainsi réaliser des économies substantielles par rapport aux méthodes de fabrication traditionnelles. En exploitant son atelier central d’impression 3D à York, les sites Nestlé du Royaume-Uni ont réduit leur dépendance à l’égard des fournisseurs tiers, ce qui a réduit les besoins de transport et diminué les émissions de carbone.

« De plus, l’utilisation de l’impression 3D a permis de réduire les émissions, contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs globaux de développement durable de Nestlé, grâce à la fabrication de pièces en interne, à la réduction des déchets et à l’impression de pièces conformes aux spécifications requises. » ajoute la société. « La réduction des besoins de transport contribue également à une chaîne d’approvisionnement plus verte, démontrant ainsi l’engagement de l’organisation en matière de responsabilité environnementale. Nestlé s’est fixé pour objectif de produire plus de 5 % de ses stocks de sites grâce à la technologie d’impression 3D, un objectif qui reflète son engagement en faveur de l’innovation. »

Les ambitions de Nestlé en matière de fabrication additive ne s’arrêtent pas là. On apprend que le mois dernier, le géant suisse est même allé jusqu’à organiser un atelier en collaboration avec Markforged, spécialiste des imprimantes 3D pour les matériaux composites, sur son campus de York. L’événement a réuni des leaders du secteur, des ingénieurs et des équipes de transformation numérique pour discuter de la mise en œuvre évolutive de l’impression 3D dans les environnements de production à grande échelle. Les participants à l’événement ont participé à des démonstrations pratiques et à des discussions sur les meilleures pratiques de fabrication.

Simon Billington, Responsable Technique et Production chez Nestlé Royaume-Uni et Irlande, a déclaré : « En continuant à adopter la technologie d’impression 3D, nous améliorons non seulement notre efficacité opérationnelle, mais ouvrons également la voie à des pratiques de fabrication durables qui définiront l’avenir de notre secteur.»  « Nestlé a fait progresser l’utilisation de la fabrication additive pour la maintenance des lignes de production en créant un processus clair et standardisé pour évaluer et optimiser son impact. Ce fut un plaisir d’accompagner leur équipe tout au long de ce processus et de voir comment ils ont posé les bases d’une adoption plus large par Nestlé. » ajoute Alan Yu, Ingénieur d’Application Senior chez Markforged.

À l’avenir, Nestlé dit vouloir s’engager à développer ses capacités d’impression 3D et étendre cette technologie à des composants de qualité alimentaire. La société évoque une feuille de route sur deux à cinq ans, qui aura pour objectif de renforcer son autonomie en matière d’impression 3D, en garantissant que chaque site puisse répondre indépendamment à la demande tout en maintenant des normes de qualité et d’efficacité élevées.

Alexandre Moussion