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Xkelet lance une nouvelle application pour ses plâtres imprimés en 3D

Xkelet lance une nouvelle application pour ses plâtres imprimés en 3D

(crédits photo : Xkelet)

Très en avance déjà par rapport à d’autres secteurs d’applications, l’utilisation de l’impression 3D dans le domaine médical, continue de progresser en accessibilité et performance. Illustrant cet aspect, une start-up espagnole du nom de Xkelet, a développé une nouvelle application qui a pour vocation à faciliter la production de ses « plâtres » imprimés en 3D. La genèse de cette jeune pousse remonterait à la blessure de l’un de ses membres Jordi Tura, qui s’était cassé la jambe. Les nombreux désagréments, de démangeaisons, de lourdeur, de non étanchéité, auxquel celui-ci a été confronté avec son plâtre, l’ont décidé à travailler avec ses collègues pour créer une alternative qui soit plus pratique et fonctionnelle.

C’est de là qu’est née l’idée d’utiliser l’impression 3D et sa liberté de formes géométriques. Après avoir opté à ses débuts pour le frittage laser et le FDM, la start-up a fini par se tourner vers l’impression 3D résine. Devant faire face à des problèmes de production, de temps et de coûts, l’imprimante 3D LCD LC Magna de Photocentric s’est avérée au final être la plus à même de répondre à ses objectifs.

« En un seul tirage, Xkelet peut rapidement produire plus de 10 orthèses verticales et le grand volume de construction permet également de fabriquer des moulages plus grands, comme des orthèses de jambes. » Explique Photocentric. « La production en lots des attelles personnalisées individuellement réduit les manipulations et les opérations nécessaires, ainsi que les délais d’exécution. »

« En un seul tirage, Xkelet peut rapidement produire plus de 10 orthèses verticales »

Technologie d'impression 3D résine Photocentric

Technologie d’impression 3D résine Photocentric (crédits photo : Photocentric)

Les orthèses imprimées par Xkelet offrent de nombreux avantages, comme celui de ne pas engendrer de démangeaisons ou d’irritations sur la peau. Leur faible poids et leur conception ouverte rendent la vie des patients aussi normale que possible, comme la possibilité par exemple de pouvoir prendre une douche. La conception fermée des plâtres de membres traditionnels élimine toute possibilité pour le médecin d’examiner la blessure et de vérifier les progrès, l’enflure potentielle ou l’infection tout au long de la guérison.

Pour faciliter au mieux la modélisation du membre touché, Xkelet a développé une nouvelle application de scan 3D baptisée Xkscan. Disponible sur tous les appareils iOS, le scan permet d’extraire des données anthropométriques pour obtenir un modèle sur-mesure qui soit parfaitement adapté au patient et sa blessure. Conçu par des professionnels de santé et pour des professionnels de santé, ce logiciel peut scanner n’importe quelle partie du corps et être utilisé dans des domaines tels que la traumatologie et l’orthopédie.

Responsable marketing chez Xkelet, Pedro V. Hernandez en souligne les nombreux bénéfices : « Il faut entre trois et cinq minutes entre le moment où un patient entre dans le cabinet, celui où son problème est détecté et celui où ses membres sont scannés. Le balayage prend un maximum de 15 secondes. Le programme génère ensuite un fichier qui est prêt à être envoyé à l’imprimante 3D en cinq minutes. Il faut entre 30 et 70 minutes pour que la pièce soit imprimée avec les caractéristiques spécifiques à l’utilisateur. Pour ce faire, l’application utilise des algorithmes capables de concevoir et de générer automatiquement les modèles des dispositifs médicaux. »

Orthèses imprimées à partir de la technologie LCD de Photocentric

Orthèses imprimées à partir de la technologie LCD de Photocentric (crédits photo : Photocentric)

Alexandre Moussion