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Exo.1 : la nouvelle vitrine de l’horlogerie imprimée en 3D signée Parivas

boîtier de montre imprimé selon un procédé d'impression 3D métal

L’impression 3D métal n’a pas fini d’exprimer ses atouts dans le domaine du luxe, y compris dans l’univers très codifié et exigeant de la haute horlogerie. À Los Angeles, la jeune maison Parivas a récemment dévoilé l’Exo.1, une montre dont le boîtier monobloc en acier inoxydable 316L a été entièrement réalisé par fabrication additive métallique.

Avec son architecture inspirée d’un exosquelette, cette pièce digne d’une oeuvre d’art, illustre comment cette technologie peut transformer la manière de concevoir des objets mécaniques d’exception.

Pour Parivas, l’impression 3D métal n’est pas seulement un moyen de fabrication. Il est devenu un véritable langage de conception permettant de repenser les codes établis de l’horlogerie. Là où une montre traditionnelle repose généralement sur l’assemblage de multiples composants, la fabrication additive ouvre la voie une nouvelle forme d’architecture où chaque élément du boîtier participe à la structure globale.

Réalisé d’un seul tenant selon un procédé par fusion laser sur lit de poudre, le boîtier de l’Exo.1 fusionne la carrure, la lunette, les cornes et les éléments structurels du cadran au sein d’une architecture unique. Avec cette conception monolithique, l’horloger peut s’affranchir des assemblages traditionnels et des ajustements entre composants, sources potentielles de défauts géométriques ou de variations visuelles.

« Pour Parivas, la fabrication additive ne représente pas simplement une nouvelle méthode de production, mais un changement de paradigme »

Montre Exo.1imprimée en 3D

Montre Exo.1 dont le boîtier complet a été imprimé par fusion laser sur lit de poudre (crédits de toutes les photos : Parivas)

Concernant la finition, la pièce a bénéficié d’un traitement de surface développé par Parivas, baptisé Solar Dusted™, un procédé de frittage qui génère une texture organique aux motifs ondulés, rappelant une empreinte digitale.

Pour Mickey Brown, CEO et ingénieur horloger de Parivas, l’Exo.1 est bien plus qu’un exercice esthétique : elle est le fruit d’une nouvelle approche de la conception et de la fabrication horlogère : « Pour Parivas, la fabrication additive ne représente pas simplement une nouvelle méthode de production, mais un changement de paradigme dans la conception horlogère. L’Exo.1 a été pensée autour des possibilités offertes par l’impression 3D métal, permettant de créer une architecture monobloc que les procédés traditionnels auraient difficilement permis d’obtenir. »

Fort de cette première pièce d’exception, Parivas prévoit la création d’une nouvelle catégorie baptisée « additive watchmaking », où la technologie deviendrait un outil d’expression au même titre que le savoir-faire horloger.

Produite en seulement 30 exemplaires au prix de 7 500 dollars pièce, l’Exo.1 sera livrée à partir du premier trimestre 2027. Au-delà de son boîtier imprimé en 3D, elle s’appuie également sur un mouvement automatique Parivas Caliber P1001S affichant 56 heures de réserve de marche, 25 rubis et une finition soignée mêlant plaquage rhodium et cadran soleillé.

Alexandre Moussion