
Plus connu pour ses solutions d’impression 3D résine et leurs applications industrielles, 3D Systems mise aussi beaucoup sur la bioimpression, un segment au potentiel révolutionnaire tant les avancées attendues pourraient bouleverser le secteur.
Ce 27 août, le fabricant américain a annoncé que ses technologies de bio-impression 3D avaient obtenu l’approbation de la FDA pour la réparation régénérative des lésions du système nerveux périphérique. Depuis plusieurs années, 3D Systems collabore avec TISSIUM, une société française de technologie médicale pionnière dans le développement de polymères biomorphiques programmables pour la reconstruction tissulaire.
Un partenariat qui a pour vocation à développer une solution d’impression 3D sur mesure pour la réparation des nerfs périphériques endommagés. La combinaison du savoir-faire et des polymères biomorphiques programmables propriétaires de TISSIUM, et des technologies de bio-impression en médecine régénérative de 3D Systems a permis de mettre au point un dispositif médical imprimé en 3D entièrement bio-absorbable pour la réparation des nerfs à l’aide d’un photopolymère unique.
Ce dispositif, appelé COAPTIUM® CONNECT with TISSIUM Light, est la première solution non traumatique et sans suture pour la réparation des nerfs périphériques. TISSIUM a annoncé que la Food and Drug Administration (FDA) a accordé l’autorisation marketing De Novo pour cette solution.
Cette étape valide le potentiel clinique du polymère et ouvre la voie à son utilisation dans un large éventail d’applications novatrices. Les caractéristiques uniques du polymère permettent de produire des implants biodégradables élastomères à haute résolution, uniques dans le secteur.
« Il s’agit d’une avancée significative dans les soins aux patients », a déclaré Scott Turner, vice-président des systèmes avancés de 3D Systems. « Il a été extrêmement gratifiant de travailler avec l’équipe talentueuse de TISSIUM pour concevoir une solution complète de bio-impression en 3D qui offre aux patients la possibilité de se remettre de lésions nerveuses périphériques. Je suis convaincu que cela va redéfinir les paradigmes thérapeutiques et redonner espoir aux personnes qui ont souffert des effets de lésions nerveuses en leur permettant de retrouver leur qualité de vie. »
« Notre entreprise continue de conforter ce que je crois être un rôle unique dans le progrès médical grâce à des applications de fabrication additive »

Solution sans suture pour la réparation des nerfs périphériques, Coaptium Connect repose sur l’utilisation d’une gaine imprimée en 3D et un polymère activé par lumière. Ce système aligne et fixe les extrémités nerveuses sans les perforer, favorisant une régénération atraumatique. Le polymère est entièrement résorbable, éliminant le besoin de retrait chirurgical.
Contrairement à la microsuture traditionnelle, cette méthode évite donc toute traction ou perforation additionnelle du nerf. La gaine sert à maintenir les extrémités alignées, créant un environnement naturellement propice à la régénération nerveuse. En avril dernier, un essai clinique prospectif mené sur 12 patients avait démontré un taux de succès de 100 % pour la coaptation nerveuse sans suture avec récupération complète de la flexion et de l’extension des doigts. Après 12 mois, aucun patient n’a ressenti de douleur ni présenté de complications ou de formation de neurome.
Depuis près de dix ans, 3D Systems compte parmi les acteurs majeurs de la bio-impression, notamment grâce à son partenariat avec United Therapeutics visant à développer des poumons humains imprimés en 3D. L’objectif est de développer des organes compatibles ne nécessitant pas d’immunosuppression, destinés aux patients atteints de maladies pulmonaires en phase terminale.
L’entreprise a mis au point la technologie Print to Perfusion™, permettant d’imprimer des échafaudages haute résolution perfusés avec des cellules vivantes. En combinant matériaux biocompatibles et cellules dérivées des patients, 3D Systems aspire ainsi à concevoir des tissus vivants personnalisés.
« Au cours des dernières années, nous avons réalisé des progrès phénoménaux en nous appuyant sur l’invention de l’impression 3D par Chuck Hull et en repoussant sans cesse ses limites », a déclaré le Dr Jeffrey Graves, PDG de 3D Systems. « Que ce soit dans le domaine des dispositifs médicaux, par la production d’implants et de solutions chirurgicales spécifiques aux patients, ou par le travail de son équipe de médecine régénérative, 3D Systems a un impact profond non seulement sur la façon dont les soins de santé sont fournis, mais aussi sur la qualité de vie des patients. Notre entreprise continue de conforter ce que je crois être un rôle unique dans le progrès médical grâce à des applications de fabrication additive. Cette dernière avancée de TISSIUM, rendue possible par notre technologie unique d’impression 3D, illustre une nouvelle fois comment 3D Systems transforme les soins aux patients pour un avenir meilleur. »
D’après une étude menée par Markets and Markets, le marché mondial de la bio-impression 3D a été évalué à 1,3 milliard de dollars en 2024 et devrait atteindre 2,4 milliards de dollars en 2029.
3D Systems revendique avoir travaillé avec des chirurgiens pendant plus d’une décennie pour planifier plus de 150 000 cas spécifiques de patients et fabriquer de manière additive plus de deux millions d’implants et d’instruments pour plus de 100 dispositifs marqués CE et homologués par la FDA dans ses installations de classe mondiale, enregistrées par la FDA et certifiées ISO 13485 à Littleton, dans le Colorado, et à Louvain, en Belgique.


