Voodoo Manufacturing : une usine d’impression 3D automatisée gérée par un bras robotique !

Start-up américaine basée à New-York, Voodoo Manufacturing s’est fait connaître il y a quelques mois pour un système d’impression 3D particulièrement novateur fonctionnant comme une micro-usine d’imprimantes 3D. Fondée en 2015 par Max Friefeld, Oliver Ortliebtrois et Jonathan Schwartz, trois anciens employés de Makerbot, cette start-up a imaginé un système d’impression 3D automatisé baptisé Skywalker.

Concrètement, 160 imprimantes 3D (Replicator 2) contrôlées par un serveur central fonctionnent en tandem, permettant ainsi de produire de gros volumes, jusqu’à 10 000 pièces identiques en plastique en seulement 24 heures. Avec ce système d’imprimantes 3D connectées, la société qui entend rivaliser avec les techniques traditionnelles de moulage par injection, a déjà imprimé des milliers de pièces pour de grands noms tels que Universal, Autodesk ou encore Microsoft.

« Nous utilisons un ensemble de 160 imprimantes d’imprimantes 3D de bureau »

« Au lieu de nous concentrer sur des pièces de grande valeur à petits volumes comme des prototypes ou des composants de moteurs à réaction, nous fabriquons des pièces en plastique de tous les jours en plus grandes quantités. » Expliquait Friefeld. « Nous utilisons un ensemble de 160 imprimantes d’imprimantes 3D de bureau que nous contrôlons avec des logiciels que nous créons en interne pour produire des pièces. En terme de volume, c’est la plus grande ferme d’imprimantes 3D aux États-Unis, peut-être même dans le monde. »

« Le robot pourra assumer ces tâches répétitives qui ne sont pas vraiment destinées aux humains »

Il y a quelques jours, Voodoo Manufacturing a dévoilé un nouveau système d’impression 3D automatisé. Composé de 9 imprimantes 3D et d’un bras robotique armé d’une pince, cette version optimisée de Skywalker permet d’enlever et de remplacer les plaques une fois l’impression terminée. Synchronisé avec les imprimantes 3D par un logiciel dédié, le robot dépose ensuite les plaques d’impression sur un convoyeur qui alimente celui-ci avec de nouvelles. En automatisant cette tâche répétitive qui occupait près de 15% du temps des employés, la société entend ainsi accélérer la production en diminuant l’intervention humaine. L’intégration de ce système opérationnel 24 h sur 24, 7 jours sur 7, permettrait une économie potentielle de 90% sur le coût de production au cours des 3 à 5 prochaines années.

« Le bras robotique vise à rendre notre système plus flexible pour les gens. Le robot pourra assumer ces tâches répétitives qui ne sont pas vraiment destinées aux humains, et cela va libérer les gens, afin qu’ils puissent faire ce que les gens font de mieux: c’est-à-dire penser. » A déclaré Jonathan Schwartz « Le voir pleinement opérationnel pour la première fois a été incroyable. Nous sommes maintenant ravis de le déployer à l’échelle et d’augmenter la capacité de notre usine de près de 400%. Notre objectif est de réduire les coûts de 90% et de concurrencer le moulage par injection pour des essais allant jusqu’à 100 000 unités. »

« de 160 imprimantes aujourd’hui, à dix mille imprimantes 3D demain »

Fort de ces premiers résultats, Voodoo Manufacturing imagine déjà une nouvelle solution d’impression 3D encore plus automatisée. Dénommé “lights-out” (lumière éteinte), ce système fonctionnerait même la nuit, de manière complètement autonome sans aucune intervention humaine. La société rêve ainsi une usine d’impression 3D entièrement automatisée capable de produire à des prix compétitifs et des délais de livraison plus courts que les techniques de moulage par injection.

CEO de Voodoo Manufacturing, Max Friefeld ne cache pas ses ambitions : « Quand nous avons commencé Voodoo, il était évident que la robotique serait un élément clé de la société. C’est ainsi que nous allons étendre l’entreprise de l’avenir, de 160 imprimantes aujourd’hui, à dix mille imprimantes 3D demain. »