Volvo CE utilise l’impression 3D pour ses pièces de rechange

Volvo impression 3D

De l’aéronautique à l’automobile en passant par le médical, de nombreux secteurs ont déjà identifié l’impression 3D comme un moyen de réduire les coûts liés à la maintenance. Problème commun à beaucoup de fournisseurs, la question du stock des pièces de rechange est un soucis récurrent. Beaucoup d’entreprises doivent en effet disposer de grands entrepôts de stockage, dans lesquels de nombreuses pièces détachées sont rarement commandées, voir même jamais utilisées car obsolètes.

Afin de réduire les délais et coûts importants associés à ces stocks, de plus en plus d’entreprises intègrent la fabrication additive dans leurs activités de pièces détachées. Après Mercedez ou plus récemment le français UPSA, Volvo Construction Equipment (Volvo CE), la filiale du groupe Volvo spécialisée dans les engins de chantiers, a révélé utiliser l’impression 3D pour livrer plus rapidement et plus efficacement les pièces de rechange à ses clients.

Volvo utilise l'impression D3 pour ses pièces détachées

« La production de nouvelles pièces par impression 3D réduit le temps et les coûts »

Entre la capacité de cette technologie à réduire drastiquement les stocks, mais aussi produire dans des délais beaucoup plus courts que les techniques traditionnelles, le géant suédois a vu la valeur ajoutée et l’avantage concurrentiel qu’il pouvait en tirer. « Nous accompagnons les clients tout au long du cycle de vie de leurs équipements« , explique Jasenko Lagumdzija, responsable du support commercial chez Volvo CE. « C’est particulièrement bon pour les machines plus anciennes où les pièces usagées ne sont plus fabriquées efficacement dans les méthodes de production traditionnelles. La production de nouvelles pièces par impression 3D réduit le temps et les coûts, c’est donc un moyen efficace d’aider les clients. »

Non seulement avec l’impression 3D Volvo est en mesure de produire des pièces aux géométries très complexes pour ses clients, mais la diversité des procédés et matériaux disponibles avec cette technologie permet de répondre à des applications très variées. Un client qui aurait acheté un produit Volvo il y a des années et cassé une pièce spécifique, peut obtenir son double imprimé avec les mêmes spécifications et garanties.

« nous pouvons faire des changements rapidement et facilement avec l’impression 3D »

Puisque dixit Volvo « il n’y a pas de quantité minimale de commandes », en termes de délai de livraison, les pièces de rechange en plastique peuvent prendre une semaine à fabriquer avec l’impression 3D contre plusieurs auparavant. Volvo CE envisage par ailleurs la possibilité d’imprimer des pièces métalliques. La société utilise également des équipements de fabrication additive pour fabriquer de nouveaux composants pour les machines prototypes.

« Comme nous avons seulement besoin de produire de faibles volumes de pièces pour le prototypage, c’est une bonne façon de voir ce qui fonctionne », explique Fredrick Andersson, ingénieur de développement pour l’installation de groupes motopropulseurs de Volvo CE. « Nous avons beaucoup de connaissances et nous pouvons faire des changements rapidement et facilement avec l’impression 3D. Et pour cette raison, cela signifie que le temps de mise sur le marché d’un nouveau produit est plus rapide, ce qui représente un grand avantage pour notre entreprise. »

Volvo Construction Equipment n’est pas à sa première incursion dans l’impression 3D. Il y a trois ans la société déclarait avoir réduit de 18 semaines ses délais de productions et 92 % ses coûts, grâce l’impression 3D employée dans le cadre de fabrication de prototypes de composants d’engins.