Une Ferrari de 1969 restaurée grâce à l’impression 3D métal

pièce de carburateur de Ferrari imprimé en 3D

Pièce de carburateur imprimé en 3D pour le moteur V-12 de la Ferrari 365 GT 2+2.

L’essor de la fabrication additive dans l’automobile ne se cantonne pas aux chaînes de production. Le monde de la voiture de collection, qu’ils soient restaurateurs, collectionneurs ou propriétaires de véhicules, commence lui aussi à s’en approprier les bienfaits pour donner une seconde vie aux voitures d’antan.

Dernièrement c’est la société ABCar Oldtimers, l’une des principales entreprises européennes de restauration de voitures historiques, qui nous avait révélé comment elle utilisait des imprimantes 3D résine pour reproduire des petites pièces obsolètes, le plus souvent introuvables du fait de l’arrêt de leur production.

Aujourd’hui, c’est HV3DWorks LLC, une entreprise spécialisée dans la restauration et la personnalisation de voitures de collection, basée à Pittsburgh, qui nous raconte comment le propriétaire d’une Ferrari 365 GT 2 + 2 V-12 vintage de 1969 a fait appel à son service d’impression 3D pour réparer son véhicule.

Le défi consistait à fabriquer des pièces de rechange en métal, pour réparer la partie supérieure d’un carburateur Weber 40 DFI-6 faisant l’objet de fuites. Etonnamment, bien qu’étant lui même gérant d’une entreprise d’entretien et de restauration de voitures anciennes, ledit propriétaire explique avoir eu de grandes difficultés à se procurer la pièce de rechange par les moyens habituels.

« Une fois que nous avons découvert ce qu’ils faisaient avec l’impression 3D métal, j’ai reconnu le potentiel de ce que nous pourrions faire pour le secteur de la restauration »

Le fondateur de HV3DWorks LLC Paul Vorbach.

Le fondateur de HV3DWorks LLC Paul Vorbach.

La première étape de la restauration a commencé par l’expédition du dessus du carburateur d’origine à HV3DWorks LLC, afin qu’il puisse être redessiné et imprimé. Il s’agissait dans un premier temps de recréer un modèle en plastique pour vérifier son ajustement. Une fois sa conception approuvée, la pièce finale en métal a été imprimée avec un acier inoxydable 316 (infiltré de bronze) à l’aide de la technologie à jet de liant d’ExOne.

« Une fois que nous avons découvert ExOne et ce qu’ils faisaient avec l’impression 3D métal, j’ai reconnu le potentiel de ce que nous pourrions faire pour le secteur de la restauration si nous avions la possibilité d’accéder à davantage de pièces dont nous avions besoin en utilisant la  fabrication additive», raconte le fondateur de HV3DWorks LLC Paul Vorbach, « Grâce à notre partenariat et à notre collaboration avec ExOne, et à l’utilisation de la technique additive de pointe de la société, HV3DWorks est définitivement à la pointe de notre industrie. »

Selon HV3DWorks LLC, il n’aurait fallu que 12 semaines au total pour produire la pièce de carburateur, étapes de conception et de post-traitement comprises. Le composant imprimé en 3D serait en outre beaucoup moins cher que la pièce d’origine, soit exactement 1 300 $ de moins. L’entreprise de restauration cite un autre cas d’application, celui d’une pompe à carburant Corteco pour un moteur Alfa Romeo 6c 2500 de 1951. Livrée en seulement 10 semaines, la pièce imprimée en 3D a permis au client d’économiser 1 500 $.

Corps de pompe à carburant imprimé en 3D

Corps de pompe à carburant imprimé en 3D pour un moteur Alfa Romeo 6c 2500 de 195