Des visages mutilés reconstruits grâce à l’impression 3D

fabrication d'une prothese

En avril 2013, c’est avec succès que des chirurgiens britanniques réalisaient une greffe sur un homme qui avait perdu toute une moitié de son visage. Le patient, Eric Moger 60 ans alors atteint d’une tumeur à la tête, avait du subir une ablation le laissant défiguré avec de grandes difficultés pour s’alimenter. Une prothèse en silicone avait été alors conçue avec une imprimante 3D, il fut le premier à bénéficier de cette technologie dans son pays. Une technique qui tente à se généraliser dans ce domaine, permettant des progrès considérables.

Des prothèses sur-mesure

epithesiste

Déjà leader dans les domaines de la greffe et de la transplantation, la France n’est pas en reste dans ce genre de domaine. L’impression en 3D est également utilisée par les épithésistes (prothésistes) français qui obtiennent grâce à cette nouvelle technologie des résultats spectaculaires. Dans la vidéo ci-dessous, Julien Montenero un des rares epithésistes en France, accueille un patient qui à la suite à un cancer a du subir une ablation du nez. En attendant une future reconstruction chirurgicale, il conçoit une épithèse (prothèse) sur mesure, parfaitement adaptée aux caractéristiques de son visage. Pour cela il utilise un scanner pour obtenir une image en 3D du visage du patient.

L’image en relief du visage est ensuite utilisée pour modéliser sur ordinateur la partie manquante. Pour que l’organe artificielle s’adapte parfaitement au visage, Julien Montenero utilise une imprimante 3D qui va en quelques heures créer un masque et un nez artificiel en silicone à qui il ne manque plus que la couleur naturelle de la peau. Pour se faire, peinture à l’huile et blush sont appliqués sur la prothèse afin obtenir une teinte homogène de peau et de redonner de la transparence et les caractéristiques qui lui sont propre. Le résultat est impressionnant…

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