Prodways équipe l’armée de Terre française avec ses imprimantes 3D Promaker

l'armée de terre française s'équipe d'imprimantes 3D

Le leader français de l’impression 3D Prodways vient d’annoncer la commande de deux imprimantes 3D ProMaker P1000 par l’armée de Terre française. Livrées dès cette été, elles permettront à la Structure Intégrée du Maintien en condition opérationnelle des Matériels Terrestres (SIMMT), de valider en conditions réelles les avantages offerts par l’impression 3D pour la fabrication de pièces de rechange.

Cette commande illustre bien l’intérêt grandissant du secteur de la défense pour la fabrication additive. Sa capacité à réduire les délais de réparation et de maintenance, enjeu crucial sur les théâtres d’opération, intéresse fortement les forces armées. Les économies réalisées sont très importantes aussi, à fortiori lorsque les pièces ne sont plus fabriquées. Il y a un an, l’US Air Force avait fourni un exemple très parlant avec le remplacement de sièges de toilettes d’un vieil avion cargo. En faisant appel à l’impression 3D, leur fabrication n’avait coûté que 300 $ contre 10 000 $ s’il avait fallu les refaire avec les procédés classiques.

La fabrication additive pourrait jouer un rôle important dans la réduction des coûts des opex menées par les forces françaises. Le renchérissement de la maintenance est particulièrement important sur les théâtres africains (Mali, Niger…) où les conditions climatiques et de terrain (chaleur, sable…) accélèrent l’usure du matériel. De nombreux secteurs ont déjà démontré l’utilité de l’impression 3D pour assurer la disponibilité de certaines pièces de rechange, tout en réduisant une partie des stocks. C’est la raison pour laquelle Royal Netherlands Air Force par exemple, s’est équipée elle aussi d’imprimantes 3D pour optimiser la maintenance de sa flotte d’avions et d’hélicoptères.

Des pièces de rechange à la demande sur les territoires d’opérations extérieures

imprimantes 3D Promaker 1000

Les ProMaker P1000 sont des systèmes d’impression 3D polymère à frittage laser qui offrent une haute précision, avec une plateforme de fabrication de 300 x 300 x 300 mm. Parmi les matériaux disponibles on retrouve pêle-mêle le polyamide PA11-GF 3450 qui permet la fabrication de pièces complexes avec des propriétés mécaniques similaires à l’injection, ou la poudre polyamide PA11-SX 1350 dotées de hautes performances mécaniques et chimiques, et une résistance aux hautes températures.

La première imprimante ProMaker P1000 sera conteneurisée afin d’être déployée en opérations extérieures. « Cette solution permet la fabrication de pièces de rechange à la demande directement sur les territoires d’opérations extérieures en toute autonomie. » Commente Prodways. « La seconde imprimante 3D équipera le détachement de Tulle de la 13° base de soutien du matériel (BSMAT) qui assurera le soutien opérationnel depuis la métropole de la chaîne de fabrication additive déployée. » Bien sûr Prodways Group assurera aussi la fourniture des matières et la formation des opérateurs.

L’impression 3D intéresse également l’armée française sur le plan médical. À tel point que la Direction Générale des Armées (DGA) finance des travaux de recherche sur la bioimpression 3D. Menés depuis deux ans par un consortium de laboratoires français, ils visent à déployer au bloc opératoire une imprimante 3D permettant d’imprimer de la peau directement sur les grands brûlés.