2 ans de prison pour avoir imprimé en 3D des armes à feu

En mai dernier, PRIMANTE 3D vous rapportait l’histoire de ce jeune japonais de 27 ans arrêté pour possession de plusieurs armes à feu imprimées en 3D. Alors qu’aux Etats-Unis la loi est plus permissive à ce sujet, au pays du soleil levant on ne transige pas avec ses choses là.

Si le tribunal de Yokohama n’a pas suivi le ministère public qui requérait 42 mois de prison, ce dernier a tout de même prononcé 2 ans de prison ferme pour le jeune Yoshitomo Imura. Malgré la plaidoirie de ses avocats selon laquelle le garçon ignorait être en infraction, les juges ont estimé que sa responsabilité criminelle était sérieuse. C’est donc une première mondiale pour ce genre de condamnation.

« le contrôle strict des armes à feu de notre pays constitue une lettre morte »

Le Japon est connu pour ses lois ses strictes sur les armes à feu. A titre de comparaison, le pays n’avait enregistré que 12 assassinats en 2012 contre plus de 10 000 pour les Etats-Unis. « Cela a montré que n’importe qui peut fabriquer illégalement des armes à feu avec une imprimante 3D, affichant ses connaissances et ses compétences, et que le contrôle strict des armes à feu de notre pays constitue une lettre morte« , a déclaré le juge Koji Inaba.

Sans aller jusqu’à idéaliser l’impression 3D qui comme toutes nouvelles technologies de rupture a ses bienfaits mais aussi ses travers, on peut tout de même regretter parfois cette systématique de la part des grands médias à faire leur choux gras de ce genre d’actualité, occultant trop souvent ses nombreux bénéfices notamment dans le domaine de la médecine.

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