3D Printshow Paris 2014 – 4ème partie

photo 3d printshow paris 2014

Dans le 3ème volet  de ma visite du 3D Printshow, je vous faisais pénétrer dans la zone « industrie et imprimantes 3D » où l’on pouvait découvrir une grande variété de machines dédiées à cette technologie. Nous allons poursuivre notre excursion toujours dans cette même partie du salon, avec des imprimantes 3D que vous allez certainement reconnaitre car ayant fait défrayé l’actualité cette année. L’occasion de voir ces modèles sous un autre angle et d’en apprendre un plus sur leurs caractéristiques techniques ou leur origine.



Parmi les stands les plus prisés et les plus attendus il y a avait celui-ci d’Autodesk. Avec en fond un panneau illustratif sur sa plateforme logicielle Spark, le géant du logiciel y dévoilait deux prototypes de sa Ember. Une imprimante 3D open source fonctionnant selon un procédé voisin du SLA (stéréolithographie) appelé DLP et qui consiste à durcir une résine liquide via un projecteur DLP. Si son volume et sa vitesse d’impression reste faible (60x40x134mm pour 15mm/hr), elle propose néanmoins une épaisseur de couche de seulement 10 microns. Comme en témoigne la dernière photo, à l’instar du SLA ce procédé permet d’obtenir une très bonne finition.

Ici un modèle d’un tout autre genre, il s’agit de la fameuse W.AFATE. Cette imprimante 3D conçue au Tongo par Afate Gnikou, a été fabriquée à partir de déchets électroniques récupérés dans les décharges de la ville. Ce projet est né d’un concours lancé par la NASA visant à identifier des projets facilitant l’aventure spatiale. Cette imprimante de type FDM doit le néologisme de son nom à son inventeur et à WoeLab qui est un fablab de Lomé où elle a été conçue. W.AFATE a remporté le 1er prix de l’innovation technologique à la 10e Conférence Internationale des FabLab de Barcelone, ainsi que le prix du Sommet Africain de l’Innovation.

On retrouve Strato 3D, une imprimante 3D (et c’est assez rare pour le souligner) 100% italienne que l’on doit au fabricant Blue Teck. Compatible avec les traditionnels ABS et PLA mais aussi le PET et le PA, celle-ci propose un volume d’impression au dessus de la moyenne de 28x17x17 cm. Une particularité de la Strato, celle de pouvoir interchanger son extrudeur (0,40mm) dans 5 diamètre différents : 0,20 – 0,30 – 0,35 -0,50 – 0,70.

Tobeca comme son allure peut le laisser supposer, est un modèle de type Reprap. Il s’agit d’une imprimante 3D française conçue en 2013 par un certain Adrien Grelet à Mondoubleau. Celle-ci a la particularité d’être portable, elle se plie et se range dans une mallette ce qui permet de la transporter très facilement. La Tobeca est proposée en Kit pour 699 € ou dans sa version assemblée pour 200 € de plus.

On retrouve sur la première photo, la fameuse Da Vinci 2.0 Duo du Taïwanais Kinpo distribuée sous la marque XYZprinting. Comme son nom l’indique, il s’agit ni plus ni moins de la version améliorée de la Da Vinci 1.0 (2ème photo). L’amélioration technique porte sur sa double tête d’extrusion, permettant ainsi à l’utilisateur d’imprimer en bicolore. Son volume d’impression est légèrement inférieure à son ainée soit 15x20x20 contre 20x20x20 cm.

Dévoilée en début d’année, la Cube 3 fait partie des dernières nouveautés de 3D Systems. Avec son petit gabarit et son design très épuré, ce modèle qui succède à la Cube X, symbolise parfaitement l’imprimante 3D de bureau et familiale. Très compact (33,5×34,3×24,1cm) et plug and play, ce modèle a même reçu la certification autorisant son utilisation pour enfant de + 8 ans.

Bientôt la suite de la visite dans la 5ème partie