NEA – quand l’impression 3D devient sexy

Si les fabricants manquent parfois cruellement d’inspiration dans le design de leurs imprimantes 3D, certains savent heureusement faire preuve de bon goût. C’est le cas d’un certain NEA (Newly Evolved Art : art nouveau évolué), une start-up canadienne qui  s’est distinguée à l’occasion du dernier CES, à travers trois machines particulièrement esthétiques. Habillées de courbes sexy et harmonieuses, ces imprimantes 3D ont séduit nombre de visiteurs du salon, plus coutumiers des traditionnels châssis noirs rectangulaires. Cette magnifique série financée l’année dernière sur Indiegogo, a été développée par NEA, une jeune pousse basée à Toronto qui souhaitait développer une nouvelle gamme à la fois de haute qualité et abordable. NEA Mini, NEA PRO et NEA PRO+ sont les trois imprimantes 3D qui composent cette série, correspondant à trois catégories de tailles et de prix différents. Si leur design a été particulièrement soigné, pour autant et au vue de leurs caractéristiques techniques, leur fonctionnalité semblent être à la hauteur de leur ramage.

Le modèle phare de la gamme s’appelle PRO +, un modèle disposant d’un volume d’impression impressionnant atteignant les 60 020 cm3 (35,5 x 35,5 x 50,8 cm) pour un prix qui devrait tourner autour des 1995 $. La PRO propose un volume plus faible, mais toujours supérieur à la moyenne : 25,4 x 25,4 x 25,4 cm pour seulement 1295 $. Quand à la Mini elle passe sous la barre symbolique des 1000 $,  son prix étant prévu à 995 $ pour un volume d’impression qui reste tout à fait honorable : 15,2×15,2×15,2 cm.

Stoyan Tadin CTO (chef développeur) de NEA a déclaré à ce sujet :  « Nous avons passé toute une année à concevoir la gamme NEA, des imprimantes 3D de qualité professionnelle destinées aussi bien à la maison, à l’éducation qu’aux professionnels et dans des domaines aussi variés que l’art, le divertissement ou le prototypage médical. Je travaille depuis plus de 30 ans dans la recherche et le développement et c’est le projet le plus excitant auquel j’ai pu participer « .


Son PDG William Chang a ajouté «Dans notre entreprise, nous aspirons à la qualité, l’excellence et la performance. Nous étions tout simplement pas satisfaits avec les imprimantes 3D que nous avions achetés sur les plateformes de crowdfunding. Donc, nous avons travaillé sur les défauts que nous avions rencontrés avec ces produits, le résultat ne se limite pas au design de cette magnifique série, nos imprimantes sont également riches en fonctionnalité».

Pour ce qui est du procédé employé, les trois imprimantes fonctionnent sur FDM, avec des épaisseurs de couches pouvant atteindre les 50 microns. Ces dernières sont pré-calibrées, disposent d’un lit chauffant et équipées de la connexion Wi-fi. Open source, les NEA sont modulables, par conséquent les têtes d’impression peuvent être être enlevées et remplacées. Un système d’amortissement breveté permet également de prévenir des vibrations et de la répétitivité des impressions. Etant donné le caractère open source de ses machines, le fabricant a annoncé l’ouverture prochaine d’une plateforme communautaire baptisée Neat Stuff. Les utilisateurs pourront y échanger et proposer leurs améliorations, acheter ou vendre leurs créations.

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