Iro3d dévoile une imprimante 3D de bureau métal à 5000 $

imprimante 3d métal Iro3d

Après Desktop Metal, Marforged ou encore AIM3D, voilà qu’un nouvel acteur se lance sur le créneau très convoité de l’impression 3D métallique. Dans cette course effrénée visant également à rendre ce procédé plus abordable, une jeune pousse américaine du nom de Iro3d vient de dévoiler une imprimante 3D de bureau éponyme. A l’instar de ses concurrentes, cette nouvelle machine vendue seulement 5000 $ dans sa version bêta, exploite un système permettant de s’affranchir des systèmes à laser très coûteux.

Dans le cas présent l’imprimante 3D n’imprime pas directement un objet métallique solide, mais prépare un creuset en utilisant du sable et de la poudre métallique. Ce creuset est ensuite placé dans un four à plus de 1000 °C, fusionnant ainsi le métal pour donner forme à la pièce finale.

Le sable agit ici comme un matériau de support, maintenant ainsi la pièce en place jusqu’à ce que le métal se solidifie. Pour les poudres, Irod3d dispose de quatre conteneurs : deux pour le sable correspondant à deux granularités différentes de poudre métallique, une poudre plus fine pour les surfaces visibles à l’extérieur de l’impression et une poudre plus rugueuse pour le remplissage intérieur. Avec Iro3D, les poudres sont déposées via une buse de 1 mm, avec une épaisseur de couche jusqu’à 0,3 mm. L’opération prendrait environ 24 h.

Alors que les solutions concurrentes se concentrent principalement sur l’utilisation de filaments polymères chargés en métal, le système développé par Iro3d va encore plus loin en s’affranchissant également des lits chauffants et autres ventilateurs. Bien que la question du post-traitement ne soit pas abordée par Iro3d, diverses finitions telles que le meulage et le fraisage semblent inévitables. Iro3d n’est pour l’heure disponible que dans sa version bêta pour la région de Seattle.