TOP 10 des filaments pour imprimantes 3D les plus insolites !

bière

Longtemps cantonnée aux traditionnels ABS et PLA, l’impression 3D FDM (dépôt de matière fondue) couvre aujourd’hui un nombre impressionnant de matériaux. Filaments composites à base de bois ou de métal, souples ou ultra résistants, phosphorescents, à base d’algues ou de coquilles d’huître, leur diversité a littéralement explosé ces dernières années ! Dans un marché en pleine émulation qui pourrait atteindre plusieurs milliards de dollars dans la décennie à venir, certains fabricants se distinguent par l’originalité de leurs filaments. PRIMANTE 3D vous propose de découvrir son TOP 10 des filaments pour imprimantes 3D les plus étonnants et insolites.

10 – ALGAE-FUEL : le filament à base d’algues !

Algae-Fuel

Algae-Fuel est le nom d’un filament biodégradable développé par le fabricant américain 3D-Fuel en partenariat avec son compatriote Algix, une société spécialisée dans les bioplastiques à base d’algues. Ensemble, les deux sociétés ont mis au point un filament plastique à base de PLA et d’algues ramassées dans des eaux polluées par les nitrates. En plus de contribuer à l’équilibre de l’écosystème en utilisant des algues nuisibles, Algae-Fuel est également moins énergivore. Sa température d’extrusion se situe entre 175 et 190°C, contre 190 et 210 °C pour les PLA classiques.

9 – EASYWOOD COCONUT : le filament à base de noix de coco !

filament noix de coco

Formfutura, société néerlandaise spécialisée dans les consommables pour imprimantes 3D a imaginé un filament insolite à base de noix de coco. Dénommé Easywood Coconut, ce filament d’impression 3D a été fabriqué à partir d’un mélange composé de 40% de fines particules de noix de coco et 60 % de polymères. Les impressions affichent une belle finition brun foncé façon bois tropical. A l’instar de la plupart des filaments bois, Easywood Coconut dégage une odeur boisé très agréable pendant l’impression.

8 – CORKFILL et EASYCORK : des filaments à base de liège

filament-liege

Célèbre pour ses filaments exotiques, le fabricant néerlandais ColorFabb a développé un filament bois dénommé CorkFill. Issu d’une collaboration avec FKuR Kunststoff GmbH, un fabricant allemand spécialisé dans les bio plastiques, ce filament pour imprimantes 3D est composé d’un mélange de fibre de liège et de plastique PLA/PHA. CorkFill présente toutes les caractéristiques propres au liège, à savoir sa flexibilité, sa légèreté et sa couleur typique. Le fabricant néerlandais Formfutura a lancé un autre filament liège baptisé EasyCork. Fabriqué à partir d’un mélange de 70 % de PLA et 30 % de fibres de liège, celui-ci se décline dans deux couleurs « light » et « Dark ».

7 – STARFLAX 3D : Un filament à base de lin !

Linum usitatissimum flowers and seeds

Bureau d’études spécialisé dans la recherche d’innovation autour du lin, Texilis a développé un filament biosourcé à partir de graines de lin. Baptisé Starflax 3D, ce filament d’impression 3D est le fruit d’un partenariat entre la société Dunkerquoise et le plateau technique ComposoTIC de l’Université de Bretagne-Sud à Lorient. Fabriqué à partir de lin et de PLA (Acide PolyLactique), un polymère biosourcé et biodégradable, ce matériau est 100 % recyclable et biodégradable. Deux fois plus résistant que les autres fils à base de bois, StarFlax 3D permet également d’imprimer avec des épaisseurs plus fines et donc d’alléger les impressions.

6 – FILAMET : Pour imprimer des objets en métal pur !

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Dévoilé en mai dernier à l’occasion d’une levée de fond visant à financer sa commercialisation, Filamet est un filament métallique développé par la start-up américaine « The Virtual Foundry ». Ce nouveau matériau innove par sa teneur très élevée en poudre de métal, soit 88 % contre 40 % en moyenne pour les autres filaments métalliques du marché. L’innovation réside dans sa capacité à imprimer des objets en métal pur à 99%. Pour atteindre ce résultat, il suffit de passer les impressions au four. Le liant s’évapore alors sous l’effet de la chaleur, laissant la place au métal qui fusionne et durcit. Un léger polissage suffit alors à révéler l’éclat et la brillance du métal. Filamet est disponible sous la forme de filaments cuivre et bronze.

5 – ENTWINED : Un filament à base de chanvre !

filament-chanvre

Bien que souvent associé au cannabis et ses effets psychotropes, le chanvre est utilisé dans de multiples domaines tels que le textile, l’agroalimentaire ou encore le cosmétique. A l’image de ces nombreuses applications, le fabricant américain 3DOM a imaginé un filament étonnant à base de chanvre. Dénommé Entwined (enchevêtré), ce nouveau matériau exotique développé en partenariat avec la compagnie c2renew, permet d’imprimer avec une belle couleur marron avec plusieurs nuances de teintes. Doté de propriétés similaires au PLA, le filament Entwiened s’imprime entre 180 et 210 °C.

4 – WOUND-UP : Un filament à base de café !

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Lancé en août 2015, Wound-up est un filament exotique développé par le fabricant américain 3Dom en partenariat avec la compagnie c2renew. Matériau d’impression 3D écologique, ce consommable a été fabriqué à partir d’un mélange de PLA et de marc de café recyclé. Les objets imprimés affichent une finition unique avec un marron riche et un grain naturel typique. Compatible avec la plupart des imprimantes 3D de bureau du marché, Wound-up est livré avec bobine Eco-Spool fabriquée à partir de matériaux naturels.

3 – ISTROFLEX : Un filament à base de coquilles d’huître !

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Issu de trois années de recherche, Istroflex est un matériau made in France que l’on doit au département technique composiTIC de Université de Bretagne-Sud de Lorient. Biodégradable, le filament est fabriqué à partir d’une poudre de coquilles d’huître dénommée Ostrécal produite par l’Usine de Kervellerin dans le morbihan. Constituée à 99% de carbonate de calcium, la poudre d’huître une matière permet de renforcer le polymère et d’obtenir des finitions naturelles très recherchées. Avec cette poudre, il est possible de paramétrer les propriétés mécaniques du filament mais aussi sa couleur. Ainsi selon la quantité de poudre, on obtiendra des objets très souples ou très dur, allant du blanc à l’ocre. Fabriqué et commercialisé par Nanovia, Istroflex a reçu le prix de l’innovation de la CCI du Morbihan en juin 2015.

2 – CX5 : Un filament à sculpter !

filament-argile

Studio américain spécialisé dans la sculpture traditionnelle, Adam Beane Industries a imaginé un filament révolutionnaire permettant à l’utilisateur de sculpter ses objets après impression 3D. Fabriqué à partir de cires à sculpter dénommées Cx5 et Cx5s, le filament se comporte comme de l’argile sous l’effet de la chaleur. Une température d’environ 50 ° C (lampe ou four), suffit à rendre le matériau malléable. Avec CX5, l’utilisateur a la possibilité de rajouter des détails, mais aussi de supprimer les défauts d’impression. Le filament peut également être utilisé pour faire de la fonte à la cire perdue. En août dernier, Adam Beane Industries a lancé une levée de fond sur Kickstarter visant à fiancer la commercialisation de son filament. CX5 sera disponible courant 2017.

1 – BUZZED : Un filament à base de bière !

filament bière

Déjà cité plusieurs fois dans ce classement pour ses matériaux insolites, le fabricant américain 3DOM monte sur la première marche du podium pour son filament à base de bière. Baptisé Buzzed (en français effervescent), ce filament bio composite développé avec la firme C2renew, est fabriqué à partir de déchets issus du processus de brassage de bière. Ces résidus que l’on appelle drêche, sont un sous-produit végétal né de la transformation de l’orge en malt. Le résultat est un filament de couleur chaude et ambrée similaire à la boisson. Compatible avec la plupart des imprimantes 3D FDM du marché, Buzzed s’imprime entre 180 et 210 °C.

Potent Rope : un filament d’impression 3D comestible à base de cannabis !

Deux américaines ont développé un filament visant à imprimer des objets comestibles en cannabis.

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