L’impression 3D pour lutter contre le cancer !

une vertèbre imprimée en trois dimensions

Le 18 août dernier l’impression 3D a une nouvelle fois fait des miracles dans le domaine du médical. Cinq années de recherches auront été nécessaires à l’université de Pékin pour implanter l’une des premières vertèbres imprimées en 3D. L’heureux bénéficiaire de cette prouesse technique est un chinois de 12 ans du nom de Minghao. Suite à une blessure au cou contractée lors d’un match de football, une tumeur cancéreuse avait été découverte sur la 2ème vertèbre cervicale du jeune garçon. Localisée dans la moelle épinière il était alors devenu urgent de la retirer afin d’empêcher que le cancer ne se propage.

Le protocole standard consiste normalement à remplacer cette dernière par un tube en titane creux, le patient ne peut alors plus poser sa tête pendant 3 mois et doit être équipé de broches pour stabiliser le tout. L’impression 3D a permis de concevoir une vertèbre sur-mesure parfaitement adaptée à l’ossature de Minghao. Un implant fabriqué grâce un procédé appelée fusion par faisceau d’électrons, une technique d’impression 3D consistant dans ce cas à solidifier de la poudre de titane via un rayon d’électrons.

A gauche un implant traditionnel, à droite un implant imprimé en 3D.

Cinq heures d’opération auront été nécessaires pour poser l’implant 3D qui fixé avec des vis en titane s’est parfaitement emboité entre les 1ère et les 3ème vertèbres. Le Dr Liu Zhongjun, chef du service orthopédique de l’Hôpital n°3 de l’Université de Pékin a déclaré à ce sujet. « La technologie d’impression 3D nous a permis de parfaitement simuler la forme de la vertèbre, un implant plus solide et fiable que les méthodes traditionnelles. » Un procédé qui permet également une convalescence plus courte et qui évite que les vis ne se desserrent avec le temps grâce à un implant personnalisé que l’organisme accepte mieux.

Bien qu’il ait pour le moment du mal à parler, Minghao est néanmoins en très bonne forme et va rester encore 3 mois en observation. Alors qu’en Chine 70% des dépenses de la chirurgie orthopédique sont consacrées à l’exportation de prothèses, l’impression 3D pourrait permettre de relocaliser la production et de diminuer les coûts.