Ultimaker abandonne son robot pour entrer définitivement dans l’ère de l’impression 3D professionnelle

logo Ultibot Ultimaker

Le célèbre fabricant d’imprimantes 3D néerlandais Ultimaker fait peau neuve. La société vient en effet d’annoncer le déménagement de son siège social, ainsi que la refonte de son image de marque. C’est dans les bureaux de Creative Valley à Utrecht, une ville dans le centre des Pays-Bas, que le pionnier de l’impression 3D grand public a pris ses quartiers. L’entreprise justifie ce tournant par le fait d’une croissance exponentielle et une hausse de la demande de solutions d’impression 3D professionnelle sur le territoire et à l’international.

Fondée en 2011 aux Pays-Bas, la société qui emploie environ 400 personnes, aurait vendu plus de 125 000 imprimantes 3D depuis sa création. Là où certains fabricants – on pense à son compatriote MakerBot – ont tardé à prendre le virage du B2B, Ultimaker s’est progressivement détourné du marché grand public pour proposer des solutions adaptées aux besoins des professionnels, mais aussi au secteur de l’éducation. Sortie l’année dernière, sa dernière née Ultimaker S5 illustre bien cette évolution.

Ultimaker doit aussi sa renommée à son fameux logiciel Cura, probablement le slicer 3D le plus répandu de l’impression 3D. Open-source, gratuit, et compatible avec la plupart des imprimantes 3D de bureau, celui-ci compterait 500 000 utilisateurs uniques par mois et traiterait 1,4 million de travaux d’impression par semaine, soit une augmentation énorme de 200% par rapport à 2018.

Ford, L’Oréal, Airbus, Volkswagen et Decathlon…

Bâtiment de Creative Valley à Utrecht

Bâtiment de Creative Valley à Utrecht

Aujourd’hui, Ultimaker détient des bureaux basés aux Pays-Bas, à New-York, Boston et Singapour et des sites de productions en Europe et aux Etats-Unis. Une croissance qui fait écho aux revenus du marché de la fabrication additive qui franchira cette année la barre symbolique des 10 milliards de dollars.

« Les alliances stratégiques que nous avons conclues ces dernières années avec des acteurs de premier plan tels que BASF, DuPont, DSM ont permis de stimuler l’adoption de l’impression 3D dans le cadre d’environnements professionnels. Grâce aux retours d’expériences extrêmement positifs d’acteurs de renommée internationale telles que Ford, L’Oréal, Airbus, Volkswagen Autoeuropa et Decathlon, nombre de professionnels ont été encouragés à intégrer la fabrication additive dans leurs activités », déclare Jos Burger, PDG d’Ultimaker.

« Ainsi, nous avons décidé de relocaliser notre siège social pour que celui-ci soit davantage accessible pour nos collaborateurs et puisse accueillir une vingtaine de nouveaux talents à même de soutenir notre croissance et d’accompagner les professionnels qui innovent chaque jour via la technologie d’impression 3D », conclut-il.

Ultimaker met fin à son célèbre robot Ultibot

ancien et nouveau logo Ultimaker

À gauche l’ancien logo d’Ultimaker et à droite le nouveau

Comme pour tourner la page d’une certaine époque, Ultimaker annonce dans le même temps un nouveau logo et la fin du mythique UltiBot, cette figurine robot qui permettait de calibrer son imprimante. Le fabricant néerlandais a privilégié un look plus épuré, alliant simplicité et facilité. Le déploiement du nouveau logo sera progressif, et se reflétera sur les nouveaux produits Ultimaker. La nouvelle identité inclut également un nouveau site web et des ressources marketing inédites.

« Ultimaker arrive désormais à un tournant et je suis donc fier d’annoncer la refonte de notre identité », poursuit Jos Burger. « Le nouveau logo et les autres éléments de notre charte graphique ont été conçus dans le plus grand respect de notre héritage et visent à renforcer Ultimaker en tant que marque B2B. »

Cette nouvelle identité de marque est un signal fort adressé à notre clientèle et aux différents acteurs de l’écosystème car elle confirme notre engagement d’accélérer la transition mondiale vers une production plus digitale et locale », conclut-il.

Ultimaker S5

Imprimante 3D Ultimaker S5