A3DM Technologies fait progresser le post-traitement des pièces métalliques imprimées en 3D

post-traitement pour les impressions 3d métal

Si l’impression 3D métal permet de s’affranchir de certaines étapes de post-traitement comme parfois l’enlèvement des structures de support pour les procédés à fusion laser, un certain nombre d’opérations est néanmoins nécessaire pour améliorer l’apparence finale et les performances mécaniques des pièces. L’aspect granuleux inhérent aux pièces métalliques DMLS nécessite en outre un travail de post-traitement important sous forme d’usinage CNC, de sablage ou de de grenaillage. L’équipement et la main d’oeuvre nécessaires ajoutent aux coûts de production. On estime qu’environ 50 % du coût des pièces FA est lié au parachèvement et au contrôle.

Dans un marché où l’essentiel des acteurs se concentrent sur les procédés de fabrication, le post-traitement fait figure de parent pauvre. Autant dire que lorsqu’une nouvelle solution se présente, l’attention est de mise. Sur ce segment encore très confidentiel, le petit dernier s’appelle A3DM Technologies. Basée dans l’état du Vermont, cette société américaine de fabrication d’additive métallique et GPA Innova, une entreprise de technologie de pointe basée à Barcelone, se sont associées dans le but de faire progresser le post-traitement des pièces métalliques imprimées en 3D. Selon les termes du partenariat, A3DM Technologies développera des paramètres de traitement optimisés pour le procédé breveté d’électropolissage à sec « DryLyte » de GPA Innova pour les alliages métalliques utilisés dans la fabrication additive à base de poudre.

« A3DM Technologies apporte des décennies d’expertise dans le développement d’améliorations de processus pour la fabrication additive. Nous pensons qu’ils contribueront à l’avancement de l’électropolissage à sec DLyte® dans cette application de production en pleine croissance. » A déclaré Patrick Sage, Business Manager chez GPA Innova.

« A3DM Technologies reconnaît Dlyte comme une technologie vraiment perturbatrice pour les pièces métalliques fabriquées de manière additive »

finition de pièces imprimées en métal

Récompensé l’an passé par le prix TCT Post-Processing Award, la technologie Drylyte repose sur un procédé par électrolyte sec qui permet de cibler spécifiquement la rugosité de la surface de manière uniforme, tout en conservant les petits détails des caractéristiques et la précision dimensionnelle des pièces. Contrairement à la galvanoplastie qui consiste à recouvrir le métal d’un autre métal par le biais d’un courant électrique et de réactions chimiques, Drylyte polit les pièces en utilisant le transport ionique avec des corps solides libres, sans utiliser d’électrolyte liquide.

À la différence des techniques de polissage traditionnel comme le tumbling, la technologie Drylyte permettrait de conserver les formes initiales, tout en pénétrant dans toutes les zones mortes de la pièce. L’entreprise espagnole affirme qu’avec son processus, la pièce bénéficie d’un polissage parfaitement homogène à sa surface, et qu’il peut traiter des géométries complexes sans laisser de micro-rayures. Les autres avantages de cette technique seraient de ne laisser aucune trace d’hydrogène en surface, de traiter facilement les canaux et cavités, et d’augmenter la résistance à la corrosion des pièces traitées.

« A3DM Technologies reconnaît Dlyte comme une technologie vraiment perturbatrice pour les pièces métalliques fabriquées de manière additive », a déclaré Adler. « Le processus unique de transport d’ions a le potentiel d’une productivité élevée avec une réduction significative de notre impact environnemental par rapport aux processus électolytiques traditionnels. »

Un grand nombre de métaux pourront être traités avec le procédé Drylyte, comme le titane, l’aluminium, le chrome cobalt, les alliages de nickel, les métaux précieux, l’acier et l’acier inoxydable. La gamme DLyte se compose de 5 machines – DLyte Dental, Healthcare, Industrial, Pro500 et 10 000 – répondant aux différents besoins de polissage, de volumes de production et de dimensions des pièces, de 75Ø x 50 mm jusqu’à 750 x 500 x 500 mm (50 x 50 x 50mm pour 200 pièces) pour la DLyte 10.000, un système industriel modulable et entièrement automatisé grâce à un bras robotique.

D’autres solutions visant à faire progresser les méthodes de post-traitement de la fabrication additive ont été lancées par d’autres sociétés. Parmi les plus en pointe on peut citer DyeMansion, une entreprise allemande qui s’est spécialisée dans le post-traitement des impressions de type SLS. Plus tôt ce mois-ci, la société a annoncé le lancement de 17 nouvelles couleurs pour les impressions 3D grises d’HP.