EVONIK lance un logiciel pour évaluer la rentabilité de la fabrication additive

Evonik lance un logiciel d'impression 3D

Le géant allemand de la chimie Evonik renforce encore un peu plus sa présence dans le secteur de la fabrication additive. Après avoir développé pendant plus de 20 ans des matériaux pour cette technologie, la société a annoncé le lancement de son premier logiciel d’impression 3D. Il est question d’un outil spécialement conçu pour aider les utilisateurs à sélectionner le processus d’impression 3D le plus approprié en fonction de la géométrie et du matériau de la pièce, mais aussi les coûts et délais de fabrication.

Derrière ce nouveau logiciel se cache en réalité la start-up israélienne Castor Technologies, cette même entreprise dans laquelle Evonik’s Venture Capital, la branche de capital-risque d’Evonik Industries AG, avait investi fin 2019. Evonik expliquait à l’époque vouloir apporter son expertise matérielle à la plateforme, en échange d’un meilleur aperçu des besoins des utilisateurs. Grâce à la solution logicielle développée par Castor, les fabricants pourront savoir précisément comment et quand utiliser la fabrication additive.

« La sortie du nouveau logiciel d’Evonik qui est alimenté par la technologie de Castor est une étape clé dans l’élargissement de notre portefeuille de produits. Nous sommes ravis de l’opportunité de consolider la relation avec Evonik et nous sommes impatients de concrétiser notre vision d’augmenter le nombre de pièces finales fabriquées en utilisant la fabrication additive. » a déclaré Omer Blaier, président-directeur général de Castor.

« mieux comprendre les besoins et les préférences des clients afin de développer de nouveaux matériaux »

Poudre de polyamide 12 VESTOSINT®

Poudre de polyamide 12 VESTOSINT® développée par Evonik

Pour répondre aux attentes des fabricants sur la pertinence des technologies de fabrication additive par apport aux techniques classiques d’usinage ou d’injection, Castor a développé une fonctionnalité qui permet de déterminer précisément son seuil de rentabilité. De cette façon les utilisateurs peuvent choisir quel procédé est le plus approprié et identifier les pièces offrant les meilleurs réductions de coûts et de gain de temps. Des poudres polymères aux filaments haute performance, l’outil sera également un moyen pour Evonik de suggérer l’utilisation de ses matériaux d’impression 3D.

La stratégie adoptée par Evonik n’est pas sans rappeler celle de son homologue BASF avec Sculpteo. En rachetant la plateforme en ligne française, non seulement le fabricant allemand s’est offert une vitrine pour ses matériaux d’impression 3D, mais aussi un accès direct aux clients pour mieux répondre à leurs attentes.

« Avec le logiciel, une adoption plus large de l’impression 3D à l’échelle commerciale est désormais possible. Cela nous permettra de mieux comprendre les besoins et les préférences des clients afin de développer de nouveaux matériaux « prêts à l’emploi. » a déclaré le responsable de la fabrication additive dans le domaine de la croissance de l’innovation chez Evonik, Thomas Große-Puppendahl.

Interrogé par Primante 3D sur le prix du logiciel, David Calderon, co-fondateur de Castor répond : « L’analyse limitée sur le site web d’Evonik est gratuite jusqu’à un certain nombre de pièces analysées.
CASTOR a plusieurs autres produits, vous pouvez voir les trois offres différentes dans la section « solutions » de notre site web. La version CASTOR Pro est proposée à partir de 5 000 euros pour un abonnement annuel de 1000 pièces analysées. Les autres offres sont plus compliquées à tarifer et dépendent du nombre et de la complexité des intégrations, de la solution sur site ou en cloud, etc. »