AddUp et le CEA unissent leur force pour développer la fabrication additive métallique dans le secteur de l’énergie

machine additive AddUp

Fabricant de machines de fabrication additive métallique, la joint-venture de Fives et Michelin AddUp, et le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), ont annoncé aujourd’hui la création d’une plateforme commune « Famergie », pour développer des technologies d’impression 3D dans le secteur de l’énergie. En ciblant leurs efforts de R&D sur les matériaux et les procédés d’impression, ce partenariat ambitionne d’accélérer l’adoption de la fabrication additive métallique par les industriels de l’énergie.

Le CEA est un organisme de recherche scientifique public spécialisé dans les nouvelles technologies de l’énergie et des matériaux. Avec ses 9 centres répartis sur tout le territoire français, il intervient aussi bien dans les domaines de la défense et de la sécurité, que de l’énergie nucléaire et renouvelables, la technologie industrielle et les sciences de vie.

Son implication dans l’impression 3D n’est pas nouvelle. En 2014, le centre de recherche français avait déjà contracté un partenariat avec Prodways dans le but de développer et d’optimiser ses procédés d’impression 3D. Le CEA est également à l’initiative du programme d’accompagnement 3D Start-PME, et de l’Additive Factory Hub, une plate-forme qui vise à accélérer l’industrialisation de l’impression 3D. Il y a un an enfin, la firme américaine HP s’était rapprochée du CEA dans le but de développer des post-procédés adaptés à sa technologie MultiJet et améliorer la qualité de ses matériaux.

« nous sommes ravis de créer cette plateforme qui permettra aux acteurs de l’industrie de l’Energie d’accéder à de multiples services »

Composant en aluminium de pile à combustible imprimé en 3D

Composant en aluminium de pile à combustible pour le voilier Energy Observer, impression 3D par fusion laser. © CEA/Dumas

Financée par la région Auvergne‐Rhône‐Alpes, Famergie a pour ambition de devenir une plate-forme reconnue pour concevoir, optimiser et réaliser des preuves de concepts en fabrication additive métallique en vue de leur future production industrielle. Il est question de turbines à gaz, d’emballages de batteries, d’exploitation pétrolière et gazière ou encore de moteurs électriques.

La plate-forme pourra s’appuyer sur l’expertise du CEA dans les analyses HSE, la métallurgie des poudres, les post‐traitements, et la caractérisation avancée, mais aussi le savoir‐faire industriel d’AddUp dans les technologies de fabrication additive métallique. Équipée de moyens semi‐industriels au service des PME, ETI et grands groupes, cette démarche de soutien aux industriels bénéficiera d’une machine FormUp350 de la société AddUp installée au CEA‐Liten.

Président Directeur Général d’Addup, Vincent Ferreiro, ajoute : « En tant que pionnier du développement de solutions d’impression 3D industrielle, nous sommes ravis de créer, avec le CEA, cette plateforme Famergie qui permettra aux acteurs de l’industrie de l’Energie d’accéder à de multiples services, tels que : formation, conception, redesign et validation technico‐économique en passant par la réalisation de premiers prototypes permettant ainsi de faire la ‘preuve de concept’ et jusqu’à l’accompagnement à l’industrialisation.. »

Selon un rapport réalisé par le cabinet d’étude Markets and Markets sur l’évolution du marché de l’impression 3D, le secteur de l’énergie, bien que moins impacté jusqu’à aujourd’hui, pourrait connaître la croissance la plus importante avec une hausse de 30 à 35%. Les investissements entrepris par le géant de l’énergie Siemens il y a trois ans, vont dans le sens de ses prévisions. Après avoir mis la main sur le spécialiste britannique de l’impression 3D métal Materials Solutions, la société allemande a investi 20 millions dans une usine dédiée à la fabrication additive de composants métalliques. Grâce à la fabrication additive, Siemens est aujourd’hui en mesure de fabriquer et réparer plus rapidement ses brûleurs de combustion par exemple ou ses aubes de turbines à gaz. Siemens parle de délais de fabrication réduit à seulement quelques semaines contre plusieurs mois avec les méthodes classiques.