Microdelta : une imprimante 3D française à 400 €

microdelta
Si les fabricants français se font plutôt rares sur le marché de l’imprimante 3D personnelle, cette tendance tente à s’inverser depuis quelques temps… Après la l’ATCube mini d’ATC3D ou encore la Zim de Zeepro, une jeune entreprise toulonnaise prône à son tour le savoir faire tricolore. Dénommée eMotion Tech, cette jeune pousse a récemment annoncé le lancement d’une certaine Microdelta (ou µdelta), une imprimante 3D de bureau open source fonctionnant sous la technologie FFF. De type Reprap, cette machine détone autant par son design que son fonctionnement. Avec sa forme allongée et ses bras articulés, la Microdelta est typique des imprimantes 3D conçues sous la technologie Delta. Contrairement à la plupart des imprimantes 3D de bureau FFF dites « cartésiennes » dont le lit d’impression est mobile et se déplace de haut en bas (axe z) ; avec le mécanisme Delta le plateau est fixe et seul l’extrudeur est en mouvement grâce à trois axes identiques. Avec ce système le nombre de composants est réduit et le câblage simplifié, diminuant ainsi le coût de production.

Livrée en kit, la µdelta est présentée comme facile à assembler. En effet, l’électronique simplifiée au maximum et l’absence de câbles rendent son montage plus simple que pour la plupart des Reprap. Pour autant et même si ce genre d’imprimante 3D s’adresse davantage à des particuliers qu’à des professionnels, elle se destine quand même à un public averti. Le montage prend une bonne journée, mieux vaut donc avoir des prédispositions au bricolage…

open source

Malgré cet aspect ses logiciels Repetier et Slic-3r compatibles permettent de faciliter son calibrage. Côté technique, celle-ci affiche un volume de fabrication de Ø110 x 190 mm, une vitesse d’impression de 70mm/s et une résolution moyenne de 100 microns sur les axes X,Y. Du fait de son plateau non chauffant, cette Reprap imprime uniquement sur PLA… Dotée d’une connexion USB, la Microdelta est compatible avec Windows et Linux. Si on peut regretter l’absence d’écran de contrôle, ou de plateau chauffant pour imprimer sur ABS, eMotion Tech est justement en train de développer ces options.

  • A 400 €, la µdelta est désormais l’une des imprimantes 3D open source les moins chères du marché. Outre l’aspect bon marché de ce modèle Made in France, ont peut également saluer la mise en place d’un support technique par le fabricant.

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