LAB II : de véritables bijoux acoustiques imprimés en 3D !

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Alors qu’aujourd’hui près de 100% des prothèses auditives dans le monde sont fabriquées par impression 3D, l’industrie des écouteurs prête une oreille de plus en plus attentive aux sirènes de l’impression 3D. Le dernier exemple en date nous vient de la marque japonaise « Final Audio Design », dont les derniers écouteurs « LAB II » ont été conçus via ce procédé. Produit en série très limitée (200 pièces), ces écouteurs ultra-haut de gamme directement inspirés de la série « Piano Forte » en forme de poire, sont dotés d’une coque en titane entièrement imprimée en 3D. « Le développement de cette construction au moyen d’une imprimante 3D est né de notre ambition à vouloir offrir le meilleur son possible. » Explique le fabricant japonais. « Avec la forme maillée de l’extérieur du boitier, il est ainsi créé un espace très fin entre le canal auditif et le dessin du boitier, produisant un son naturel sans occlusion d’une richesse et d’une profondeur remarquable. »

« Ceci ne pouvait être réalisé que par impression 3D »

Les techniques traditionnelles ne permettant pas de réaliser de façon optimale cet élément, l’égaliseur mécanique a lui aussi été imprimé en 3D. Pour ce faire, Final s’est associé à Data Engineering Systems (NDES), pour développer un égaliseur mécanique doté d’un filtre à mailles pour une qualité optimal du son. « Fort de nos expériences déjà acquises, nous avons effectué de nombreuses simulations pour déterminer la forme optimale de l’égaliseur mécanique. Et il s’avéra que la conception idéale ne pouvait être mise en œuvre qu’au moyen d’une imprimante 3D.» Explique Final Audio Design. « L’épaisseur de la plaque de sortie sonore de l’égaliseur ainsi que la fente nécessaire sont de 0,2 mm. Ceci ne pouvait être réalisé que par impression 3D.»

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« une surface parmi les plus lisses au monde… »

La finition des écouteurs a constitué un autre défit pour Final, confronté aux problèmes de rugosité propre à l’impression 3D métal. Ainsi les pièces imprimées ont été soumises à un traitement chimique pour obtenir une surface lisse et brillante sur la partie extérieure, tout en préservant la rugosité de la face intérieure. « Même si les particules en titane sont extrêmement petites (20μ), une surface rugueuse serait plutôt désagréable dans l’oreille. Par contre une certaine rugosité de la face intérieure améliore la qualité du son. Pour résoudre la problématique, nous avons demandé l’aide d’un fabricant de produits chimiques et fabriqué de nombreux prototypes… La finition brillante de la surface extérieure compte actuellement parmi les surfaces les plus lisses au monde pour des pièces en titane issues de l’imprimante 3D. » Se félicite Final.

Véritables bijoux acoustiques, les écouteurs LAB II poussent le luxe et le détail jusqu’aux câbles plaqués argent et cuivre OFC. Produits en seulement 200 paires et dotés d’un numéro de série unique, les « LAB II » sont disponibles depuis quelques jours chez Colette pour la modique somme de 4000 euros.

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