Un caisson pour se protéger des émissions nocives des imprimantes 3D

caisson filtration box3d imprimante 3d

Le boom de l’impression 3D et tout particulièrement celui des imprimantes 3D de bureau grand public FDM (dépôt de fil fondu), a entraîné avec lui de nombreuses interrogations, notamment sur la nocivité des composés émis lors des impressions 3D. Il y un an, une équipe des scientifiques français et américains, avait démontré l’importance des émissions de particules fines et de composés organiques volatiles (COV) potentiellement dangereux pour la santé, lorsque l’on utilise une imprimante 3D. S’appuyant sur un autre rapport paru en 2013, cette étude publiée dans le journal américain Environmental Science & Technology avait mis en lumière les taux d’émission liés aux 9 matériaux les plus utilisés sur le marché : ABS, PLA, HIPS, Nylon, Laybrick, Laywood, PC, PCTPE et T-glase.

« box3d assure un environnement d’impression plus sûr »

Née de cette problématique, la start-up néerlandaise box3d a développé un caisson éponyme qui protège l’utilisateur des particules dangereuses. Plutôt que de les filtrer, la jeune pousse a développé un système d’extraction qui rejette les gaz à l’extérieur à l’aide d’un tuyau d’évacuation. « box3d assure un environnement d’impression plus sûr. » déclare le fabricant, « car les COV nocifs produits par la fusion et le traitement des thermoplastiques tels que l’ABS et (dans une moindre mesure) le PLA sont éliminés de l’environnement immédiat. »

Au-delà de sa fonction première, la box3d joue également un rôle d’isolant phonique. Sa mousse insonorisante et ses joints en caoutchouc souple atténuent les sons émis par l’imprimante 3D. Autre bénéfice qui n’aura pas échappé aux makers, cette enceinte permet de travailler dans un environnement contrôlé. Les températures plus stables favorisent ainsi la qualité d’impression, tout en diminuant le phénomène de warping. Bien que spécialement conçu pour les imprimantes 3D de la marque Ultimaker, box3d devrait bientôt pouvoir s’adapter à d’autres modèles tels que les Zortrax M200 et Prusa I2 MK2. Mesurant 700 x 590 x 170 mm pour 10 kg, La box3d Compact est disponible en précommande pour 403,09 € dans sa version kit et 491,74 € assemblée. Plus grande, soit 600 x 600 x 750 mm pour 24 kg, la box3d Industrial est proposée à 619,83 €.

Cette année plusieurs solutions ont fait leur apparition, on pense notamment à celle de l’américain 3DPrintClean mais aussi du français Zimpure et son système de filtration éponyme compatible avec toutes les imprimantes 3D. Une autre start-up tricolore dénommée Accante propose des capots de protections compatibles avec la Zortrax M200 et 300 et la gamme Ultimaker 2. Pour les imprimantes 3D ne disposant pas de système de filtration, il est recommandé aux utilisateurs de ne pas imprimer dans un espace confiné et d’aérer la pièce (l’idéal étant de travailler sous une hotte). Côté matériaux, les filaments PLA sont à privilégier. L’ABS contient du styrène, un composé organique considéré comme possible cancérigène par le Centre international de la recherche sur le cancer. Certaines marques proposent des imprimantes 3D avec filtre intégré comme la Up Box de Tiertime.

JE PARTAGE !
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn