Rize One devient la première imprimante 3D au monde certifiée GREENGUARD

imprimante 3D Rize One certifiée

C’est une première dans l’industrie de la fabrication additive. La Rize One, une imprimante 3D professionnelle à dépôt de fil produite par Rize, un fabricant basé aux Etats-Unis, est la première au monde à recevoir la certification UL 2904 GREENGUARD. Cette certification qui vaut également pour les filaments Rizium One et les encres couleur Release & Marking de la société, a été élaborée par l’UL Underwriters Laboratories, une société spécialisée dans les études de sécurité de l’impression 3D et de divers autres documents de certification, et GREENGUARD Environmental Institute (GEI) un organisme indépendant de l’industrie qui établit des normes de qualité d’air intérieur acceptable pour les produits destinés à un usage intérieur, les environnements et les bâtiments. Dans le cas présent elle garantie une faible concentration de composés organiques volatils (COV) émis lors d’une impression 3D à dépôt de filament dans l’air intérieur.

Les émissions produites par les imprimantes 3D soulèvent en effet un certain nombre de questions sur les risques pour la santé des utilisateurs. Plusieurs études ont en effet démontré que pendant le fonctionnement d’une imprimante 3D FFF, des centaines de composés organiques volatils (COV) pouvaient être libérés ainsi que des particules ultra-fine (PUF).

Le secteur de la fabrication additive est d’autant plus concerné qu’il utilise des poudres polymères ou métalliques ultrafines dont on connait leurs effets allergisants et cancérogènes. En France, l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) a récemment publié une fiche pratique de sécurité sur les dangers des produits manipulés ou émis par cette activité.

Plus de 200 composés organiques volatils détectés

impression 3D couleur réalisée sur la Rize One

Pièce en couleur réalisée sur l’imprimante 3D Rize One. Photo via Rize.

La certification GREENGUARD UL 2904 repose sur une étude de deux ans publiée par l’UL, une société mondiale spécialisée dans les sciences de la sécurité et le Georgia Institute of Technology, qui a révélé que de nombreuses imprimantes 3D de bureau rejetaient dans l’air des composés organiques volatils (COV) et des particules ultrafines pouvant causer des problèmes cardiovasculaires et pulmonaires.

Les chercheurs ont découvert que la température de la buse de l’imprimante 3D, la marque, la nature et la couleur des filaments, ainsi que la marque de l’imprimante 3D, avaient un impact significatif sur les émissions.

Au total ce sont plus de 200 COV qui ont été détectés, dont beaucoup sont des irritants et des cancérogènes connus comme le formaldéhyde, un cancérigène connu; le styrène, un produit chimique inflammable et irritant; et le caprolactame, un irritant connu des yeux, du nez et de la gorge pouvant causer des maux de tête.

« Nous sommes ravis et honorés d’être la première société à proposer des produits conformes à la certification GREENGUARD UL 2904 », a déclaré Andy Kalambi, président et chef de la direction de RIZE, Inc. « La sécurité et la durabilité sont au cœur de notre mission consistant à étendre impression 3D industrielle à tous les utilisateurs et sur tous les lieux de travail. Nous avons pu satisfaire aux exigences de la norme UL 2904 car nous avons spécialement conçu le système RIZE pour la sécurité et le respect de l’environnement, avec nos composés thermoplastiques de qualité technique qui sont les meilleurs de leur catégorie pour leur résistance et leur sécurité d’utilisation pratiquement n’importe où sans ventilation, équipement d’évacuation ni gants spéciaux. »

Alberto Uggetti, vice-président et directeur général de la division Environnement d’UL, a ajouté: « En tant que premier fournisseur d’imprimantes 3D à obtenir la certification GREENGUARD selon UL 2904, RIZE démontre son leadership pour la mise en marché proactive d’imprimantes 3D qui aident à prendre en charge des environnements intérieurs plus sains. Nous les félicitons pour cette réalisation remarquable. »

L’UL a élaboré d’autres certifications pour la fabrication additive, dont l’UL 3400 dédiée à la manipulation et au post-traitement des poudres polymères et métalliques. L’entreprise américaine de défense Lockheed Martin a été la première à l’obtenir. On lui doit aussi le programme Blue Card qui permet aux clients d’avoir accès à des données pour pré-sélectionner leurs matériaux d’impression 3D, de manière à prouver leur sécurité, leur intégrité et leur utilité.