Le spécialiste français des implants céramiques I.CERAM se lance dans l’impression 3D médicale

les spécialiste de implants céramiques I-CERAM se lance dans l'impression 3D médicale

Berceau européen des céramiques, Limoges jette un nouveau coup de projecteur sur l’impression 3D médicale. Si le spécialiste français de l’impression 3D céramique 3DCeram tient le haut de l’affiche dans ce domaine, de nouveaux acteurs commencent à émerger, comme en témoigne le dernier investissement de I.CERAM. Medtech basée à Limoges spécialisée dans les implants orthopédiques innovants et les implants en céramique, I.CERAM entend en effet élargir son panel de technologies en se lançant dans l’impression 3D.

Connue pour ses prouesses technologiques, parmi lesquelles un implant en céramique chargé en antibiotique, la société vient de finaliser un investissement avec une prise de participation de 49 % dans la start-up limougeaude ADDIDREAM. Spécialiste de l’impression 3D d’ancillaires et d’implants médicaux, cette entreprise a été créée par Clément Muhle et William Allaine, deux ingénieurs matériaux issus de l’ ENSIL-ENSCI (Ecole National e Supérieure d’Ingénieurs de Limoges – Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle).

Fondée en 2017, la jeune pousse qui regroupe des experts des trois types de matériaux : plastique, métal et céramique, ainsi que des professionnels du domaine de la santé, a investi dans deux imprimantes 3D permettant d’imprimer des pièces en métal et en plastique.

« conforter sa position d’acteur majeur dans le traitement des infections os »

La société va produire des instruments chirurgicaux innovants optimisés en poids et en encombrement, et ce, pour tous les acteurs de la santé. La fabrication par impression 3D (métallique ou plastique ) doit permettre de fournir des ancillaires allégés à usage unique qui augmentent la réactivité et limitent les stocks supportés par les industriels du secteur. Président du Conseil d’administration Clément MUHL commente : « Cette prise de participation est stratégique pour ADDIDREAM, et nous permet de bénéficier de l’expertise industrielle d’un acteur reconnu dans le domaine médical. »

I.CERAM entend utiliser l’impression 3D en complément de son procédé Ceramil® dédié à la fabrication de céramique chargées en antibiotique. Si l’impression 3D trouve ses avantages dans la fabrication de pièces complexes ou sur-mesure, selon la société elle ne permet pas à ce jour de reproduire la résistance mécanique, la porosité et l’inertie chimique obtenue par son procédé mis au point par ses implants Ceramil®. « Fort de cette nouvelle participation, I. CERAM poursuit son développement d’implants osseux et d’ancillaires dédiés au remplacement d’os infectés lui permettant de conforter sa position d’acteur majeur dans le traitement des infections os. » Déclare I. CERAM dans un communiqué.

Siège du Centre Européen de la céramique et du CTTC, le Centre de transfert de technologies céramiques, Limoges s’illustre régulièrement dans la fabrication additive céramique. Précurseur dans ce domaine avec des premiers travaux effectués dès 1998, avec sa plateforme CTTC-Alterinove, le CTTC regroupant sept technologies différentes appliquées aux céramiques, dont certaines uniques en Europe. En 2016, Cerinnov Group lançait un projet R&D collaboratif dans le domaine de l’impression 3D. Baptisé CER-eFACTORY, ce projet d’une durée de 3 ans vise à développer une solution innovante pour les industriels du secteur de la céramique.

Avec les métaux implantables et biocompatible tels que le titane pur, et le chrome-cobalt, mais aussi quelques polymères (PEEK et PEKK), la céramique compte parmi les matériaux les plus utilisés pour les implants et dispositifs médicaux imprimés en 3D implantables. Inerte et dotée d’une porosité similaire à celle de l’os spongieux et même une résistance supérieur à l’os naturel, la céramique est un matériau idéal pour l’ostéo-intégration.

Selon un rapport publié par cabinet britannique Future Market Insights, le marché des dispositifs médicaux imprimés en 3D pourrait atteindre les 226 millions $ d’ici 2026 soit 15,3 % de croissance par an.