16 minutes pour imprimer un nez en 3D !

nez en 3d

Déjà très impacté par l’impression 3D avec déjà nombre d’applications comme les implants et les prothèses de membres, le domaine médical rêve de pouvoir un jour imprimer de tissus vivants transplantables et greffables. Illustrant la formidable émulation qui entoure la Bio impression 3D depuis quelques années, l’École Polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zürich) est parvenue à imprimer un cartilage de nez ! Si de nombreux laboratoires tels que celui du Français Poietis ou de l’américain Organovo impriment déjà des tissus vivants, il est ici question de prothèses organiques transplantables. Le professeur Marcy Zenobi-Wonng et son équipe on effet réussi à reproduire un cartilage de nez qui peut être greffé sur un être humain.

Une prouesse rendue possible grâce au développement d’un matériau polymère biocompatible, imprimés avec des cellules de cartilage. Prélevées sur le patient, ces dernières permettent d’obtenir ainsi une biocompatibilité de 100 % et de diminuer au maximum les risques de rejets. Selon ces chercheurs la prothèse serait au fur et à mesure assimilée par l’organisme, pour devenir presque indifférenciable des cartilages originaux.

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La BioFactory®

Pour concevoir ce matériau hybride, les cellules prélevées sont tout d’abord mises en culture avec les polymères. Un extrudeur aussi fin qu’une aiguille les dépose ensuite dans un support d’hydrogel dont la forme a été modélisée selon la morphologie du patient. Une fois les cellules incorporées à ce support, elles entrent dans une phase de maturation, se multipliant et détruisant la structure pour finalement la remplacer. Ce cartilage de nez imprimé en seulement 16 minutes représente donc une avancée importante pour la médecine régénératrice et personnalisée. Cette méthode pourrait également s’appliquer aux articulations et aux tissus de cornée, palliant ainsi au manque de greffons.

L’imprimante 3D utilisée par l’équipe du professeur Marcy Zenobi-Wonng, est la BioFactory®, une machine développée par la société suisse regenHU Ltd et l’école supérieure ZHAW de Wädenswil. Polyvalente, cette bio-imprimante est capable d’imprimer aussi bien des cellules et des biomolécules, que divers matériaux tendres et durs en structures composites 3D afin d’imiter des modèles tissulaires biomimétiques.