La pépite américaine Carbon franchit la barre des 2 milliards de dollars de valorisation

imprimantes 3D Carbon utilisées par Ford

La jeune pousse californienne Carbon poursuit sa fulgurante ascension. Dans un cinquième tour de table « Carbon® Growth Funding » , le spécialiste de l’impression 3D à grande vitesse a levé plus de 260 millions de dollars ; portant les sommes récoltées par la société depuis sa création à 680 millions de dollars. Cette opération valorise aujourd’hui l’entreprise à 2,4 milliards de dollars.

Les deux nouveaux entrants s’appellent Temasek, un fonds souverain singapourien, et le groupe français Arkema qui a participé à hauteur de 20 millions de dollars. Le chimiste tricolore est un partenaire clef de Carbon qui a permis l’élaboration de ses résines liquides via sa filiale Sartomer. Leur collaboration initiée en 2013 a permis de générer des solutions qui ont déjà fait leur preuve pour la production en grande série à destination des marchés du sport, des soins dentaires et des biens de consommation.

À cette entrée au capital s’ajoute un nouveau partenariat entre les deux sociétés qui vise à développer de nouveaux matériaux haute performance, mais aussi le développement de nouvelles chaines d’approvisionnement pour les clients et les partenaires de Carbon.

« Nous sommes impatients de poursuivre et surtout de renforcer encore notre collaboration avec Carbon® pour fournir à nos partenaires et nos clients, une nouvelle génération de solutions innovantes et de rupture pour les processus de fabrication en série. Cette collaboration va accélérer le développement de nouvelles opportunités de marché » a déclaré Thierry Le Hénaff, Président-directeur général d’Arkema.

Accélérer la R&D sur les matériaux recyclables et biocompatibles

chaussure Adidas imprimée par Carbon

Adidas ALPHAEDGE 4D avec semelle imprimée en 3D

L’objectif principal de ce 5ème tour de table, est l’accélération de la R&D, avec la création d’un Advanced Development Facility (ADF) pour améliorer la plate-forme et les flux de travail de Carbon, et poursuivre son expansion sur les marchés européens et asiatiques. La R&D portera sur les matériaux recyclables et biocompatibles, ainsi que dans l’extension du logiciel pour le Digital Manufacturing Cloud, en mettant notamment l’accent sur le contrôle qualité, le flux numérique, le contrôle de la flotte et la gestion des informations de conformité.

Le nouveau financement vise également à augmenter les effectifs de Carbon qui emploie déjà plus de 400 personnes, avec une croissance prévue des ventes, du marketing et de l’expérience client. La société déjà présente dans 14 pays, a vu ses volumes d’impression multipliés par 33 au cours des 12 derniers mois et une augmentation de plus de 5 fois du nombre d’heures d’impression.

Illustrant la croissance insolente de Carbon et de la confiance des clients envers sa technologie Digital Light Synthesis (anciennement CLIP), la société a lancé 20 nouvelles résines en l’espace d’un an seulement. En automne dernier des réductions drastiques de prix ont également été appliquées sur ses résines les plus utilisées, l’objectif étant de gagner des parts de marché sur les pièces de grandes tailles.

En février dernier, pour répondre à une demande accrue de productivité, Carbon a lancé un nouveau système d’impression 3D grand format baptisé L1. Grâce à son volume de fabrication 5 fois plus élevé que la M2 (190 x 118 x 326 mm), l’imprimante a déjà permis la production de 100 000 paires de semelles intercalaires Futurecraft 4D en 2018.

Le fournisseur de matériel de football Américain Riddell a pu également éprouver le système en imprimant des doublures de casque sur-mesure. Plusieurs grands laboratoires dentaires et orthodontique utilisent aussi la L1 pour la production à grand échelle d’aligneurs transparents. Pour les plus petites productions, Carbon a dernièrement lancé une nouvelle imprimante 3D dénommée M2d.

Support de frein de stationnement électrique Ford Mustang GT500 imprimée en 3D

Support de frein de stationnement électrique Ford Mustang GT500