Etihad Airways dévoile la première pièce imprimée en 3D pour intérieur d’avion

La compagnie aérienne Etihad Airways, le géant de l’ingénierie Siemens et le spécialiste des aérostructures Strata Manufacturing PJSC, ont développé avec succès la première pièce imprimée en 3D et certifiée pour intérieur d’avion. En janvier dernier, les trois sociétés signaient un partenariat majeur visant à développer des solutions d’impression 3D pour la production de composants intérieurs d’avions pour Etihad Airways. Cette nouvelle intervient à peine 2 mois après que la compagnie aérienne ait reçu le feu vert de l’AESA (Agence européenne de la sécurité aérienne) pour concevoir et certifier des pièces imprimées en 3D pour les intérieurs d’aéronefs.

« l’impression 3D permet une grande souplesse lors de la conception et du prototypage »

« Ce projet met en valeur nos capacités conjointes aux EAU pour concevoir, certifier et fabriquer des pièces en utilisant les technologies les plus récentes. Son importance ne peut pas être sous-estimée car l’impression 3D permet une grande souplesse lors de la conception et du prototypage et de courts délais de production. Il ouvre de nouvelles possibilités à l’industrie et inspire nos ingénieurs talentueux à faire de leurs idées deviennent réalité. » A déclaré Jeff Wilkinson, CEO, Etihad Airways Engineering.

L’impression 3D est intervenue dans la fabrication des cadres plastiques entourant les écrans vidéos des cabines d’avions Etihad Airways. La pièce pourra être fabriquée sur demande, réduisant ainsi le temps de production, les délais d’expédition mais aussi le stockage. La fabrication additive permettra en outre de supprimer certaines étapes telles que la fabrication d’outillages, tout en apportant plus de flexibilité dans l’ajustement et l’amélioration des designs. Selon Badr Al Olama, PDG de Strata Manufacturing, la fabrication ne prendrait plus que quelques jours contre 120 auparavant.

Présenté à l’occasion d’une conférence tenue lors du sommet mondial de la fabrication et de l’industrialisation (GMIS) 2017, le composant imprimé en 3D a été choisi comme pièce de référence pour le projet pilote en raison de sa complexité et de son aspect. Les pièces imprimées en 3D peuvent d’ores et déjà équiper les avions de la compagnie Etihad Airways.

« une étape clé vers notre objectif de déploiement de la technologie d’impression 3D sur les applications en direct »

«Nous sommes extrêmement fiers d’annoncer la réussite de notre projet pilote – c’est une étape clé vers notre objectif de déploiement de la technologie d’impression 3D sur les applications en direct», a déclaré Badr Al-Olama, PDG de Strata et chef de la Global Manufacturing and Comité d’industrialisation. « Cette technologie a le potentiel de révolutionner l’industrie aérospatiale grâce à l’innovation, tout en développant les connaissances et les compétences locales. »

La réussite du projet tient dans l’expertise des trois protagonistes. Fort de son expérience dans la fabrication additive et ses matériaux, Siemens a mené les essais et développements des processus de fabrication, pendant qu’Etihad Airways Engineering était en charge de la conception et la certification des pièces imprimées en 3D. Soutenu par des partenaires locaux VPS et D2M, Strata Manufacturing PJSC a quant à lui imprimé les pièces dans son usine d’Al Ain. La GCAA, l’Autorité générale de l’aviation civile des EAU a validé l’ensemble du processus.

« Ensemble nous avons démontré l’industrialisation de la technologie d’impression 3D dans la région »

Vice-président service à la clientèle chez Siemens au Moyen-Orient, Assem Khalaili a déclaré à ce propos : « Ce projet est un excellent exemple de ce qui peut être réalisé en combinant l’expertise des bons partenaires mondiaux et locaux. Ensemble, nous avons démontré l’industrialisation de la technologie d’impression 3D dans la région, ouvrant la voie à son utilisation dans une gamme de secteurs. Nous pensons qu’il jouera un rôle clé dans le renforcement de la fabrication locale au Moyen-Orient et nous sommes impatients de continuer à stimuler le développement de l’industrie numérisée dans la région.»