Taïwan développe un nouveau filament PLA

une société de taïwan fait actuellement des recherches sur une nouvelle forme de bioplastique

Le plastique PLA l’un des matériaux les plus utilisés pour l’impression 3D FDM, fait actuellement l’objet de recherches d’un industriel taïwanais qui souhaite le rendre plus polyvalent. Le PLA qui est un bioplastique issu d’amidon de maïs, de betteraves ou encore de canne à sucre, a néanmoins le défaut de ne pas pouvoir supporter des températures très élevées.

En effet au-delà de 50° C ce plastique se déforme sous l’effet de la chaleur. Une faiblesse non négligeable pour ce matériau quand on sait par exemple que l’eau d’un lave vaisselle dépasse les 70°C… Ou encore que la température requise pour l’eau d’un thé atteint souvent les 90°C. L’Institut de recherche en technologie industrielle (ITRI) de taïwan a donc travaillé sur les propriétés du PLA (qui rappelons le est un acide polylactique de qualité alimentaire) pour qu’il puisse résister à des températures jusqu’à 100 ° C sans aucune déformation.

Les propriétés du PLA ne lui permettaient pas d’accepter des agents de stabilisation de température, comme cela est le cas pour des plastiques de qualité industrielle. Mais l’équipe d’ITRI a trouvé une composition lui permettant de supporter de hautes températures (jusqu’à 100°C) en y incorporant des agents de nucléation (non toxiques). Ces agents sont des oxydes qui provoquent une cristallisation, ils figent rapidement les molécules du matériau et permettent par la même occasion une meilleure finition lors de l’impression. Outre ces propriétés thermophysiques, l’ITRI cherche aussi à développer un PLA dont la fabrication ne soit désormais plus dépendante de produits alimentaires tels que le blé ou le maïs dont les prix ne cessent de flamber sur les marchés mondiaux. Une alternative avec un acide lactique de synthèse est donc à l’étude.

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