Poietis lance la commercialisation de deux nouvelles bio-imprimantes 3D

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En 2017, le spécialiste bordelais de la bioimpression Poietis faisait sensation en lançant la première bio-imprimante 3D industrielle au monde. S’en suivra cette année la première commercialisation d’un tissu par bioimpression. Forte de ses dernières campagnes de financement, la pépite tricolore a lancé cette semaine la commercialisation d’une nouvelle plateforme de bio-impression NGB (pour Next Generation Bioprinting)

Cette solution destinée à accélérer le développement et la production de tissus biologiques humains, se compose de deux nouveaux systèmes : la bioimprimante 3D NGB-R pour la recherche en biologie et en ingénierie tissulaire, et la NGB-C, version clinique destinée à répondre aux futurs enjeux de production de Médicaments de Thérapie Innovante (MTI).

« doter les acteurs de l’ingénierie tissulaire de moyens permettant de couvrir l’ensemble des besoins »

Grâce à cette complémentarité, Poietis sera ainsi en mesure de transposer plus facilement des résultats de R&D préclinique vers les phases cliniques, mais aussi accélérer le développement et l’accès aux médicaments de thérapies innovantes pour les patients.

« Avec le lancement commercial de sa plateforme NGB, Poietis souhaite doter les acteurs de l’ingénierie tissulaire de moyens permettant de couvrir l’ensemble des besoins allant de la recherche en biologie et bio-ingénierie à la fabrication de lots cliniques. »
Explique Poeitis dans un communiqué.

Plateforme de bio-impression NGB-C

Plateforme de bio-impression NGB-C (crédits photo : Poietis)

Les recherches et les développements autour de la bio-impression 3D s’accélèrent aux quatre coins du globe. Des centaines de laboratoires à travers le monde expérimentent cette technologie pour produire des cellules vivantes à la demande, telles que des os ou des tissus de peau. Si le but ultime est de pouvoir un jour imprimer des organes transplantables, la fabrication de greffons de peau totalement assimilables par un greffé paraît déjà beaucoup plus réaliste. Poietis espère atteindre cet objectif d’ici à 10 an.

En attendant, la start-up concentre son développement sur l’énorme potentiel que représente le marché cosmétique et pharmaceutique. Son tissu bio-humain Poieskin est aujourd’hui vendu à plusieurs laboratoires européens pour l’évaluation des ingrédients et des produits finis cosmétiques et pharmaceutiques.

La technologie développée par Poietis suscite également l’intérêt des plus grands noms du secteurs, dont l’Oreal et plus récemment le géant pharmaceutique Servier pour développer des tissus hépatiques.

« La commercialisation des bio-imprimantes NGB-R va offrir de nouvelles opportunités aux chercheurs en ingénierie tissulaire au stade préclinique »

bio-imprimante 3d NGB-17.03

Bio-imprimante NGB 17.03

La première bioimprimante 3D de Poietis reposait sur l’utilisation d’un laser capable de déposer avec une grande précision jusqu’à 10 000 micro gouttes d’encres biologiques par seconde. La nouvelle plateforme NGB, en plus d’intégrer d’autres technologies de pointes telles que la robotique et l’intelligence artificielle, exploite elle, l’ensemble des technologies de bio-impression, du laser à l’extrusion, en passant par le jet d’encre par micro-vanne. Il s’agit d’une première mondiale sur le marché des bio-imprimantes.

« En parallèle de nos premiers développements applicatifs sur des tissus bio-imprimés pour des modèles in vitro, nous continuons à faire évoluer notre modèle économique afin de répondre aux attentes des spécialistes d’ingénierie tissulaire et des chercheurs en biologie » a commenté Bruno Brisson, DG et Directeur Business Development de Poietis. « La commercialisation des bio-imprimantes NGB-R va offrir de nouvelles opportunités aux chercheurs en ingénierie tissulaire au stade préclinique, alors que le système NGB-C permettra d’accompagner des développements cliniques qui seront menés dans un premier temps dans le contexte de partenariats en bénéficiant d’une même plateforme de fabrication. »
, a-t-il ajouté.