Adidas revient avec une nouvelle chaussure imprimée en 3D

chaussure Alphaedge 4D FW18 fabriquée par impression 3D

Dix mois après le lancement de ses Invicible X, Adidas revient sur le devant de la scène avec une nouvelle paire de basket imprimée en 3D : l’Alphaedge 4D FW18. Pour la troisième fois, la marque aux trois bandes a eu recours à la technologie d’impression 3D innovante de Carbon pour fabriquer la semelle intercalaire de sa dernière génération de chaussures de running.

Adidas n’est pas à son premier coup d’essai avec l’impression 3D ; c’est même un précurseur en la matière. En 2014 déjà, le géant de la chaussure mettait un premier pied dans l’impression 3D en faisant imprimer des moules en métal pour ses Springblades.

A l’instar de ses principaux concurrents Rebook, Nike et New Balance, Adidas a trouvé dans cette technologie le moyen de proposer des solutions parfaitement adaptées à son porteur, tout en préservant l’esthétisme et le confort. A cela s’ajoutent également des gains de performance rendus possibles par des designs plus complexes, mais aussi une réduction des coûts liée à l’accélération des cycles de développement.

technologie Digital Light Synthesis

Adidas a eu donc recours à la technologie Digital Light Synthesis de Carbon (appelée aussi CLIP) pour imprimer la semelle intercalaire de sa Alphaedge 4D. Plus rapide que beaucoup d’autres, cette technologie basée sur la photopolymérisation, permet de fabriquer des pièces en haute résolution avec des propriétés comparables à des pièces produites en injection plastique.

Pour rappel, la force la technologie d’impression 3D développée par Carbon réside dans son processus photochimique. Il consiste à projeter une lumière à travers une fenêtre perméable à l’oxygène sur une résine photosensible durcie par les UV. En bloquant le durcissement à certains endroits, l’oxygène créé des creux et des espaces vides correspondant aux formes de l’objet.

« ADIDAS 4D est notre semelle intermédiaire la plus ambitieuse à ce jour »

Le résultat est une semelle appelée Adidas 4D. Dotée d’une structure en forme de treillis, elle fournit au porteur une stabilité, un soutien et une restitution d’énergie proportionnée à l’effort. La réactivité de l’amorti permet d’absorber la pression sous n’importe quel angle et de restituer de l’énergie, propulsant le pied en avant tout en soutenant le mouvement.

« ADIDAS 4D est notre semelle intermédiaire la plus ambitieuse à ce jour. Ce qui a commencé comme une innovation conceptuelle de FUTURECRAFT, nous a non seulement permis de repenser complètement nos processus de fabrication, mais également de créer une expérience basée sur les données qui ouvre de nouvelles perspectives en termes de performances et de confort. » Commente Klaus Rolshoven, Director of Future Design chez Adidas.

Ultralégère, l’empeigne de la chaussure a quant à elle été fabriquée de manière plus « traditionnelle » à partir de la technologie ForgeFiber d’Adidas. Il s’agit d’une technique de tissage qui utilise un fil revêtu de TPU, étiré puis thermo-compressé sur différentes zones d’impact autour du pied. La manière de coudre le fil sous différents angles et couches permet d’optimiser les performances pour une résistance optimale à la rupture. Cette méthode utilise aussi moins de matière, laissant ainsi une empreinte environnementale réduite.

Les adeptes de la marque aux trois bandes peuvent d’ores et déjà se procurer l’Alphaedge 4D FW18. En France cette édition limitée est disponible pour le moment en seulement 300 exemplaires.